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Quelques raisons d'aimer le bois recyclé et de récupération

Que vous soyez un bricoleur passionné qui réalise des projets en bois pendant votre temps libre ou un professionnel qui gagne sa vie en imaginant de nouvelles façons d'exploiter cette merveilleuse ressource renouvelable, il est essentiel de trouver une bonne source de matière première. C'est dans cet esprit que l'article suivant de Nature’s Packaging vous propose une brève liste des raisons pour lesquelles vous devriez adorer le bois recyclé et de récupération.

À toi, Wood !

L'un des principaux avantages de l'utilisation de bois recyclé ou de récupération réside dans son aspect esthétique unique. Le bois de récupération est l'un des rares matériaux dont la polyvalence en matière de réutilisation permet de créer de magnifiques objets.

Œuvres d'art en bois recyclé

Le bois recyclé se distingue notamment par son aspect unique, impossible à reproduire.

Œuvre d'art en bois de récupération représentant une silhouette dans un motif en bois.

Ces caractéristiques esthétiques uniques renforcent l'attrait de ces œuvres et peuvent contribuer de manière significative à faire de l'art sur bois des pièces de design et de créativité très recherchées. Les artistes travaillent souvent avec les différentes imperfections du bois et découvrent des façons originales de les intégrer dans un nouveau motif et une nouvelle perspective.

Durable et respectueux de l'environnement

Le bois recyclé et de récupération est respectueux de l'environnement. Le bois est l'une des ressources les plus renouvelables et les plus recyclables de la planète. La sylviculture consiste à cultiver et à gérer des arbres destinés à divers usages, qu'il s'agisse de matériaux de construction, de menuiserie ou d'applications industrielles (comme la fabrication de palettes).

Tout au long de leur croissance, les arbres fournissent en permanence de l'oxygène à l'environnement, tout en absorbant et en retenant le dioxyde de carbone. De plus, contrairement à certains plastiques ou autres matériaux synthétiques, le bois ne dégage pas de vapeurs nocives lorsqu'il se dégrade.

L'utilisation de bois de récupération ou recyclé constitue une option encore plus respectueuse de l'environnement. La réutilisation du bois de récupération évite qu'il ne soit gaspillé inutilement ou mis en décharge. Elle contribue également à réduire la consommation d'énergie liée à la production de nouveaux matériaux. De plus, le bois recyclé continue de séquestrer le carbone pendant de nombreuses années tout au long de son cycle de vie.

Stabilité structurelle du bois de récupération

Le bois de récupération et de récupération peut offrir un haut niveau de stabilité structurelle. Comme la plupart de ces bois ont été exposés aux intempéries pendant des décennies, le bois patiné peut en réalité être plus résistant. Lorsque ce bois provient de structures anciennes, il s'agit souvent de bois de forêt primaire. Le bois de forêt primaire est plus dense, plus résistant, avec un grain plus serré et une plus grande dureté ; il brûle plus lentement et résiste mieux aux insectes.

Comparaison entre le bois de forêt ancienne et le bois de jeune forêt à partir du comptage des cernes

Bois de forêt ancienne vs bois de jeune plantation

Recyclage des palettes en bois

Le bois recyclé est un élément clé de la durabilité de la chaîne d'approvisionnement moderne. L'industrie des palettes peut se targuer d'un taux de recyclage de 95 % pour les palettes et les conteneurs en bois. Leur cycle de vie complet commence par la fabrication de palettes neuves à partir des parties moins prisées du bois brut (bois d'œuvre industriel), ce qui permet d'utiliser davantage de parties de l'arbre plutôt que de le gaspiller. Leur utilisation répétée et leur réparation prolongent considérablement leur durée de vie utile au sein de la chaîne d'approvisionnement. Enfin, en fin de vie, elles sont transformées en produits finis tels que des granulés de bois pour le chauffage, du paillis, de la litière pour animaux et bien d'autres produits. Les composants des palettes peuvent également être réutilisés pour créer de magnifiques œuvres d'art, voire des meubles.

mobilier de jardin fabriqué à partir de palettes en bois recyclées

Élément essentiel du cycle de vie du bois et composante clé des pratiques durables (qu'elles soient industrielles, commerciales ou personnelles), le bois recyclé et réutilisé vous offre non seulement une polyvalence unique, mais contribue également à un environnement plus durable. Le bois embellit le monde et, en même temps, fait véritablement bouger les choses.

Les 7 critères essentiels de la gestion durable des forêts – 1re partie

Les critères et indicateurs du Processus de Montréal ont été élaborés en 1992 lors du Sommet de la Terre. Ils portaient sur la gestion durable des forêts afin de préserver l'ensemble des fonctions et caractéristiques essentielles telles que les cycles du carbone, la santé des forêts, la protection de l'eau et des sols, la biodiversité et la productivité forestière.

En février 1995, les pays membres, parmi lesquels figuraient les États-Unis, l'Australie, l'Argentine, le Canada, la Chine, le Japon et d'autres, ont adopté cet ensemble de critères à l'intention des groupes de travail chargés d'en évaluer la faisabilité et l'utilité.

Ces critères, baptisés «Critères et indicateurs du Processus de Montréal pour la gestion durable des forêts », ont été élaborés afin de relever le défi que représente l'évaluation des progrès concrets accomplis en matière d'état des forêts et de durabilité.

Les indicateurs sont des éléments mesurables liés à une partie (ou) à l'ensemble du système naturel, qui permettent de se faire une idée de l'état de l'écosystème forestier.

Dans l'article d'aujourd'hui de la rubrique « Nature’s Packaging », nous décrivons ces critères essentiels et expliquons leur importance dans la gestion durable des forêts.

Critère n° 1 : Conservation de la diversité biologique

La diversité biologique désigne la variété de la vie sur Terre. Elle comprend différents niveaux, notamment les écosystèmes, les gènes, les espèces et les divers organismes vivants. Ce sont les interactions entre ces niveaux qui rendent la Terre habitable. Cependant, face aux menaces liées au changement climatique, le concept même de biodiversité est en danger ; c'est pourquoi le premier critère met l'accent sur la conservation de la diversité biologique.

Les forêts exploitées et les forêts naturelles jouent toutes deux un rôle important dans la biodiversité. Elles font partie d'écosystèmes au sein desquels différentes formes de vie interagissent avec l'environnement et permettent au système de s'adapter aux changements, de se remettre des perturbations et d'assurer la pérennité des processus écologiques.

Les activités humaines ont tendance à nuire à la biodiversité en modifiant les habitats, en provoquant l'extinction d'espèces, en réduisant les populations indigènes et en introduisant des espèces envahissantes. La préservation de la diversité biologique permet aux écosystèmes forestiers de fonctionner correctement et d'offrir une valeur environnementale et économique plus large (produits forestiers).

Ce critère comprend au total neuf indicateurs. Les trois premiers portent sur la diversité de l'écosystème et décrivent le type, la superficie et la structure des forêts, ce qui permet de mieux cerner la capacité de ces dernières à abriter des organismes et à soutenir les processus écologiques. Les six autres indicateurs concernent le nombre et la diversité biologique des plantes et des animaux présents dans ces habitats, en mettant l'accent sur les espèces et les gènes.

Critère 2 : Maintien de la capacité productive des écosystèmes forestiers

Partout dans le monde, les populations dépendent directement des forêts pour une multitude de produits forestiers. La durabilité de ces produits est directement liée à la capacité de production des forêts, et si la demande dépasse les limites de cette capacité, l'écosystème s'appauvrit ou subit des dommages.

Les populations doivent donc garantir la durabilité des forêts en fixant des niveaux acceptables d'exploitation de tous les produits forestiers, de manière à ne pas mettre en péril l'écosystème. Il convient également de tenir compte du type de produits forestiers demandés et de l'évolution de cette demande sous l'effet des progrès sociaux, technologiques et économiques. Les variations de la capacité productive d'une forêt peuvent constituer un signal indiquant la nécessité de modifier ces tendances ou d'autres facteurs affectant les écosystèmes.

Le deuxième critère porte donc sur le maintien des capacités de production des forêts. Il comprend cinq indicateurs, dont les quatre premiers suivent des mesures classiques relatives aux tendances et à l'état des forêts qui assurent l'approvisionnement en bois. Le dernier indicateur porte sur les tendances concernant les produits non ligneux extraits de ces forêts.

Critère n° 3 : Préservation de la santé et de la vitalité des écosystèmes

La santé et la vitalité d'une forêt dépendent du bon fonctionnement des processus et des composantes de l'écosystème. Pour préserver ses fonctions et ses processus actifs, tout écosystème naturel doit être capable de se remettre des perturbations extérieures. Si la plupart des perturbations et des facteurs de stress sont d'origine naturelle, certains événements extrêmes peuvent submerger l'écosystème, compromettant ainsi sa capacité à fonctionner efficacement.

Il peut en résulter de graves conséquences écologiques et économiques, notamment une dégradation de l'environnement et la perte des avantages que les forêts apportent à la société. Les efforts visant à préserver la santé et la vitalité des écosystèmes forestiers peuvent contribuer à réduire et à atténuer ces risques.

Le critère de préservation de la santé et de la vitalité des écosystèmes repose sur trois indicateurs. Ces indicateurs portent sur la superficie et le pourcentage de forêts touchées par des phénomènes dépassant les variations historiques, sur les terres affectées par des niveaux spécifiques de polluants atmosphériques, ainsi que sur les terres présentant une diminution significative de leurs composantes biologiques en raison de modifications des processus écologiques essentiels.

Critère n° 4 : Conservation et entretien des ressources en sols et en eau

Le sol et l'eau sont les éléments fondamentaux d'un écosystème forestier fonctionnel et productif. Ces composantes forestières jouent un rôle essentiel dans la régulation des eaux souterraines. De plus, la santé des réseaux d'eaux souterraines est directement influencée par les interactions entre la topographie, le sol et l'eau. L'interdépendance entre le sol, l'eau et les écosystèmes forestiers fait de leur conservation un aspect essentiel de la gestion forestière.

Les interactions en jeu peuvent avoir un impact considérable sur les habitats, et une mauvaise gestion peut entraîner la perte de la capacité tampon des zones riveraines, la dégradation des habitats aquatiques et le compactage des sols. Les modifications du débit peuvent entraîner des risques d'inondation qui menacent la vie des êtres humains et d'autres organismes.

Il s'agit du quatrième critère, qui comprend cinq indicateurs. Les quatre premiers indicateurs portent sur les pratiques de protection et de gestion des ressources en sol et en eau. En revanche, le dernier indicateur concerne la taille des plans d'eau présentant des changements notables au niveau de leurs propriétés physiques, chimiques et biologiques.

 

Rejoignez Nature’s Packaging la semaine prochaine pour découvrir les derniers critères de notre prochain article de blog, « Les 7 critères essentiels d’une gestion forestière durable – Partie 2 »

Ce que j'ai appris aujourd'hui : Une sylviculture saine et durable – 2e partie

Les 10 principes applicables aux forêts certifiées FSC

Le Forest Stewardship Council (FSC) établit des normes claires en matière de gestion forestière responsable afin de remplir sa mission. Il a défini une liste de dix principes qui doivent être respectés dans toute forêt certifiée FSC. Ces principes s'appliquent à toutes les forêts, quels que soient le pays, la taille ou le type de la forêt, et qu'il s'agisse d'une forêt naturelle ou d'une plantation.

Ces dix principes sont les suivants :

  1. Respect des lois et réglementations applicables. Celainclut tous les traités ou conventions internationaux pertinents.
  2. Engagement en faveur des droits des travailleurs et de conditions de travail adéquates. Cetengagement s'inscrit dans la droite ligne de l'accent mis par le FSC sur les politiques sociales, tout autant que sur les politiques purement environnementales. L'objectif doit être de préserver ou d'améliorer le bien-être économique et social des travailleurs forestiers.
  3. Les droits des peuples autochtones. Ils visent à promouvoir et à protéger les droits de propriété, d'usage et de gestion, tant juridiques que traditionnels, des peuples autochtones. Cette protection s'étend aux terres, à l'ensemble des territoires et aux ressources concernés par les activités de gestion forestière.
  4. Relations avec les communautés. Elles doivent contribuer à garantir le maintien ou l'amélioration du bien-être social et économique des communautés locales.
  5. Gérer les avantages tirés de la forêt.Une bonnegestion des produits forestiers est essentielle pour garantir la viabilité financière à long terme. Ainsi, les forêts pourront continuer à offrir des avantages sociaux et écologiques.
  6. Respecter les valeurs environnementales et réduire au minimum l'impact. L'objectif doit être d'éviter autant que possible les effets néfastes sur l'environnement ou de les réparer si nécessaire. Cela implique notamment de protéger la biodiversité, les ressources en eau, les paysages, la qualité des sols et l'écosystème forestier dans son ensemble.
  7. Planification de la gestion de la forêt.Le plan de gestion de la forêt doit être régulièrement mis à jour, sur la base du suivi continu effectué, afin de s'assurer qu'il s'adapte à toute évolution des conditions. Ce plan doit définir les objectifs à long terme et les moyens de les atteindre.
  8. Suivi et évaluation continus des activités de gestion. Un suivi continu est mis en place afin de mesurer les progrès réalisés par rapport au plan de gestion et de suivre l'état de la forêt. Sur la base de ce suivi, le programme peut être mis à jour si nécessaire.
  9. Préservation des forêts à haute valeur de conservation. Toute activité menée dans des forêts à haute valeur de conservation doit garantir la protection et la mise en valeur de cette valeur.
  10. Respect des règles lors de la mise en œuvre des activités de gestion. Ces activités doivent respecter les dix principes et les 70 critères qui en découlent, établis par le FSC et applicables aux forêts certifiées.

Lorsque les forêts respectent ces principes et sont certifiées FSC, les produits fabriqués à partir de leur bois peuvent porter le logo FSC.

Quels sont les différents types de certification proposés par le FSC ?

Outre la certification de gestion forestière, plus connue, il existe différents types de certifications FSC destinés aux entreprises.

La certification délivrée par le Conseil signifie que les produits ou projets de l'entreprise ont été évalués et jugés conformes aux critères du FSC en matière de gestion durable des forêts, y compris en ce qui concerne les aspects sociaux et environnementaux.

Voici les principaux types de certifications disponibles :

Gestion forestière.

Pour qu'une forêt soit certifiée FSC, elle doit respecter les dix principes énoncés ci-dessus ainsi que les critères plus détaillés qui précisent comment mettre en œuvre chacun d'entre eux.

Une forêt certifiée FSC concilie viabilité économique à long terme, préservation de la biodiversité écologique et bien-être des communautés locales.

Chaîne de traçabilité.

Cette certification garantit que le bois certifié FSC est identifié tout au long de la chaîne d'approvisionnement, de la forêt jusqu'au fabricant final et au consommateur final.

De cette manière, nous pouvons être sûrs qu'un produit fini commercialisé est issu de bois certifié et avoir l'assurance qu'il n'a pas été mélangé à du bois non certifié.

Projets de construction.

Le bois certifié FSC n'est pas uniquement destiné à la fabrication de produits de consommation. Il peut également servir de matériau dans les projets de construction.

Grâce à la certification, les entreprises de construction peuvent intégrer directement leurs objectifs de développement durable dans la conception de leurs projets et utiliser les marques FSC pour les promouvoir.

Comment le FSC collabore-t-il avec les différents secteurs ?

Ils collaborent avec des organisations issues de divers secteurs qui partagent l'objectif commun de mettre en place des pratiques forestières durables tout au long de la chaîne d'approvisionnement. Cette collaboration contribue àsensibiliserces secteursauxinitiativesen matière de gestion forestière responsableet les aide à se rapprocher de leurs objectifs en matière de responsabilité sociale.

Ils ont mis au point un ensemble de ressources pour cinq secteurs clés, et voici comment ils collaborent avec chacun d'entre eux pour soutenir leurs objectifs de développement durable.

Textiles

La mode éphémère est aujourd’hui critiquée pour sa contribution significative au changement climatique, ainsi que pour la pollution des sols et des cours d’eau qu’elle engendre en raison de l’utilisation massive de matériaux à base de plastique. Cependant, alors que le développement durable occupe une place de plus en plus importante dans les priorités de tous les secteurs, une nouvelle génération de textiles d’origine végétale issus des forêts, notamment le modal, le lyocell, la viscose et la rayonne, est de plus en plus utilisée par les fabricants.

Ces textiles sont généralement fabriqués à partir de fibres de cellulose issues des parois cellulaires des plantes, mais ils proviennent souvent de forêts mal gérées et contribuent à la déforestation. D'autres alternatives naturelles, comme le coton, nécessitent d'importantes ressources, tandis que les matériaux synthétiques, souvent moins chers, sont des plastiques qui ont un coût environnemental considérable.

Cependant, en encourageant les fabricants de textiles à utiliser des matériaux d'origine forestière certifiés FSC et issus d'une production durable, nous pouvons réduire l'impact sur l'environnement des matières premières utilisées dans l'industrie de la mode. La certification FSC garantit que les textiles utilisés dans les vêtements proviennent de sources respectueuses de l'environnement et légales, ce qui rassure les consommateurs.

Mobilier

Les fabricants de meubles utilisent de nombreux matériaux issus de la forêt tout au long du processus de production, notamment le contreplaqué, les panneaux de particules et le bois massif. Ils s'intéressent particulièrement au bois certifié FSC, car celui-ci répond aux normes environnementales et est très apprécié des consommateurs.

Même si le plastique s'impose dans de nombreux domaines de notre vie, le bois reste très prisé pour l'ameublement. Mais les consommateurs veulent s'assurer que leur décoration d'intérieur ne contribue pas à la déforestation ; c'est pourquoi ils recherchent le logo FSC.  

Construction

Le bois a toujours été très prisé par les propriétaires, notamment parce qu'il est à la fois esthétique et économe en énergie. Cependant, le bois provenant de forêts mal gérées peut contribuer à la déforestation et à la dégradation de l'environnement.

L'utilisation de produits dérivés du bois issus de sources responsables et provenant de forêts bien gérées peut contribuer à réduire les émissions du secteur de la construction.

De plus, l'intégration de normes de gestion forestière responsable et la possibilité d'utiliser le label FSC dans le cadre d'un projet de construction témoignent d'un engagement en faveur des objectifs environnementaux et peuvent constituer un atout supplémentaire lors de la promotion de ce projet.

Emballage

Cela a longtemps constitué une source importante de gaspillage et de surconsommation de plastique, mais les consommateurs commencent à accorder davantage d'attention aux emballages de leurs produits. Les entreprises prennent conscience de cette tendance et cherchent des moyens à la fois de réduire les emballages superflus et d'utiliser des matériaux plus durables.

En apposant le logo FSC sur leurs emballages, les marques démontrent leur engagement en faveur de pratiques plus durables. Et cela pourrait bien être le facteur décisif qui incite un consommateur à choisir une marque plutôt qu'une autre.

Commerce de détail

Les détaillants sont en contact direct avec les consommateurs finaux, ce qui leur permet d'influencer considérablement leurs choix. Pour répondre aux attentes des consommateurs, de nombreux détaillants élaborent leurs propres stratégies de développement durable et s'associent à des fabricants qui arborent également le label FSC.

Cela envoie un message fort aux consommateurs et contribue à façonner leurs habitudes et leurs préférences d'achat.

 

Les initiatives en matière de développement durable ne sont plus seulement une bonne intention. Étant donné l'importance qu'y accordent les clients, elles deviennent un élément essentiel de la stratégie de responsabilité sociale de toute entreprise qui souhaite se développer à long terme.

Et comme50 % des consommateurs dans le monde reconnaissent le label FSCet font confiance au travail environnemental qui le sous-tend, selon une enquête de Globescan, les certifications FSC sont devenues un outil très puissant dont les entreprises peuvent tirer parti pour atteindre leurs objectifs de développement durable.

 

Gestion durable des forêts

La gestion durable des forêts vise à garantir un approvisionnement continu en bois et en produits forestiers non ligneux. La durabilité implique également de préserver les processus et les structures qui créent, soutiennent et maintiennent les forêts, en conciliant les objectifs de conservation et de développement. Pour atteindre ces objectifs, la gestion durable des forêts combine des principes issus de la sylviculture, de l'agriculture, de la protection de l'environnement, de l'économie, de l'écologie et de la sociologie.

Le rôle de la gestion durable des forêts

La gestion durable des forêts a pour objectif de garantir que celles-ci continuent à assurer les processus écosystémiques dont dépend la société. Les forêts jouent un rôle essentiel à bien des égards : elles préviennent l'érosion des sols, régulent les ressources en eau, purifient l'air et protègent la biodiversité (en offrant un habitat à la faune sauvage).

De plus, elles possèdent une capacité de stockage du carbone considérable. À l'heure actuelle, environ 350 milliards de tonnes de carbone sont stockées dans les forêts du monde, soit environ 65 % du total mondial. Alternative à la déforestation, la gestion durable des forêts permet d'exploiter le bois tout en préservant ses fonctions écologiques, économiques et sociales.

Gestion forestière

Le terme « gestion forestière » désigne l'ensemble des activités nécessaires à l'entretien de la forêt, de sa création jusqu'à l'exploitation. Ces activités comprennent la planification du calendrier d'exploitation, la sylviculture et la construction de routes. La gestion forestière nécessite des informations actualisées sur le stock sur pied de bois et de produits non ligneux de la forêt, tels que les herbes, les résines et les fibres, ainsi que sur sa connectivité avec d'autres forêts, afin d'assurer un flux continu de produits vers le marché. Pour maintenir ces liens, il est nécessaire de développer une compréhension claire de la forêt ; cela nécessite une analyse de son fonctionnement.

Indicateurs de développement durable

Les indicateurs servent à mesurer les changements qui s'opèrent dans les forêts et à déterminer si celles-ci sont gérées de manière durable. Ces changements peuvent être mesurés en recueillant des données sur des indicateurs tels que le stockage du carbone ou la biodiversité au fil du temps. Ces indicateurs sont essentiels pour évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de durabilité. Le principal indicateur de la gestion durable des forêts est l'évolution de la biomasse ou du stockage du carbone au fil du temps.

Les chercheurs mesurent le stockage du carbone en se basant sur la biomasse aérienne et sur des estimations de la densité du bois mort à différents âges. Cette approche leur permet de calculer la quantité totale de carbone stocké dans une forêt, qui varie en fonction de la taille des arbres et de la répartition des classes d'âge au sein de celle-ci.

Parfois, l'évolution du stockage du carbone est également considérée comme un indicateur des politiques gouvernementales, car la manière dont une société exploite ses forêts a une incidence sur la quantité totale de carbone stockée. Par exemple, si la déforestation augmente tandis que le reboisement et la mise en bois diminuent, cela peut indiquer qu'il ne sera pas facile pour les pays d'atteindre leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés par le Protocole de Kyoto.

Émissions de gaz à effet de serre

Les forêts jouent un rôle essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique en piégeant d'importantes quantités de carbone atmosphérique, en favorisant la biodiversité, en protégeant les bassins versants et en réduisant l'érosion. Comme elles représentent environ 46 % de la photosynthèse terrestre totale, les forêts absorbent des quantités considérables de dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique.

Les arbres utilisentle CO₂ de l'atmosphère lors de la photosynthèse, le transformant en bois et en feuilles. Lorsque les arbres meurent, leur décomposition renvoie ce carbone dans l'atmosphère, où il peut être réabsorbé par les plantes au cours de leur croissance ultérieure. La réduction du couvert forestier et de la biodiversité entraînera une diminution des stocks de carbone.

Capacité de séquestration du carbone

Les forêts peuvent stocker plus d'un million de tonnes de carbone par kilomètre carré (km²) sur de longues périodes (100 ans ou plus), cette quantité variant en fonction de facteurs tels que le climat, les conditions du sol et la diversité des essences. La taïga, par exemple, stocke le plus de carbone par unité de surface. Cependant, les forêts tropicales humides peuvent contenir globalement plus de carbone, car elles présentent généralement une biodiversité et une densité plus élevées que les forêts d'autres régions du monde.

L'objectif premier de la gestion durable des forêts est d'accroître la biomasse par une gestion active plutôt que par des processus naturels tels que les incendies ou les maladies. Selon le type de gestion des terres, un pays peut soit parvenir à des émissions nettes négatives dans son secteur forestier en réduisant le nombre d'arbres et en laissant les forêts arriver à maturité jusqu'à ce que l'exploitation commence quelques années plus tard, soit générer des émissions nettes positives en augmentant les niveaux de biomasse grâce à des pratiques telles que le reboisement. En effet, le reboisement est devenu l'un des outils les plus efficaces pour réduire les niveaux d'émissions nettes à l'échelle mondiale.

En vertu du Protocole de Kyoto, chaque pays prend en compte le carbone séquestré par ses forêts dans son bilan national des émissions de gaz à effet de serre. Ce calcul repose sur les données transmises par chaque pays à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Réduction des émissions de carbone

Outre leur rôle de stockage du carbone, les forêts contribuent également à réduire la concentration des gaz à effet de serre en agissant comme un puits pour les émissionsde CO₂ atmosphériques. Le moyen le plus efficace de réduire les émissions nettes du secteur forestier consiste à veiller à ce que le rythme de plantation des arbres soit supérieur à celui de leur abattage, au moins jusqu’à ce que cet équilibre soit atteint. L’intensification de la plantation d’arbres s’accompagnera d’avantages sociaux et environnementaux, tels que la préservation de la biodiversité et l’amélioration de la qualité de l’eau.

Régénération des forêts sur d'anciennes terres agricoles

La reforestation des terres agricoles est un moyen de lutter contre le changement climatique. Selon certaines estimations, si 10 % des terres arables de la planète étaient reconverties en forêts, cela reviendrait à retirer la moitié des voitures de la circulation ou à fermer 300 centrales à charbon.

De même, des mesures gouvernementales efficaces peuvent être mises en place partout dans le monde pour contribuer à la lutte contre le changement climatique, par exemple en accordant des allègements fiscaux aux organisations qui plantent des arbres ou en octroyant des subventions en faveur des énergies renouvelables.

Les défis de la gestion durable des forêts

  • Les activités humaines nuisent à la capacité des forêts à séquestrer le carbone, soit en provoquant la déforestation, soit en modifiant la composition des espèces des forêts existantes. Par exemple, si des espèces indigènes sont remplacées par des espèces non indigènes lors d'opérations de reboisement, les avantages environnementaux seront moindres, car les nouvelles plantes ne favorisent pas la faune sauvage. Seules une meilleure sensibilisation et des politiques gouvernementales plus strictes permettront d'éviter ces effets négatifs.
  • Une gestion efficace des forêts nécessite de bien connaître l'histoire de la région, ainsi que les politiques actuelles qui influent sur l'exploitation forestière. Par exemple, si un pays a sous-estimé les chiffres de la déforestation passée et que les efforts de reboisement ne portent pas leurs fruits, les niveaux de carbone ne diminueront pas et ceux des gaz à effet de serre augmenteront. Les pays doivent veiller à communiquer des informations précises sur les taux de déforestation afin que des mesures correctives appropriées puissent être prises.
  • Le succès de la sylviculture durable dépend en grande partie de la conciliation des objectifs généraux que sont la protection de l'environnement et la satisfaction des besoins économiques de la population. Cette approche de la gestion forestière ne peut fonctionner que si toutes les parties prenantes s'engagent à protéger l'environnement tout en veillant à ce que leurs intérêts économiques soient pris en compte.

La gestion durable des forêts s'appuie sur des indicateurs de gestion durable, tels que le suivi de la biodiversité ou la mesure de l'évolution du stockage du carbone. La gestion durable des forêts n'est pas seulement un ensemble de techniques applicables aux forêts, mais aussi une idéologie qui englobe tous les aspects de la vie politique, sociale et économique.

Êtes-vous prêt pour l'évaluation de la durabilité ?

Pour de nombreuses entreprises, la crise économique de 2020 a fait passer la survie avant le développement durable. Les chaînes d'approvisionnement ont été mises à rude épreuve, bouleversées et poussées à leurs limites, ce qui s'est traduit par des délais d'approvisionnement prolongés pour les produits essentiels, voire par des rayons vides.

La nécessité de mettre en place des politiques durables n'a pas disparu pour autant, les entreprises continuant à réclamer des mesures visant à réduire leur impact sur l'environnement. Cependant, assurer la continuité des activités est devenu la priorité absolue.

Alors que le pays commence à retrouver un certain retour à la normale, avec le recul de la pandémie de coronavirus et la reprise des activités des entreprises, nombreuses sont celles qui souhaitent réaffirmer leur engagement en faveur du développement durable dans leur chaîne d'approvisionnement. Face à des prévisions climatiques de plus en plus alarmantes, elles mettent en œuvre ces changements avec un sentiment d'urgence renouvelé.

Pour accélérer la réalisation de leurs objectifs, de nombreuses entreprises font appel à des organismes tiers afin d’évaluer leurs activités sous l’angle du développement durable. Le secteur des palettes pouvant jouer un rôle essentiel dans ces efforts, de nombreux fournisseurs de notre secteur reçoivent des questions de la part de leurs clients concernant les pratiques durables ou s’informent davantage sur ces notations. Dans l'article publié aujourd'hui sur le blog de Nature's Packaging, nous allons nous intéresser à l'une de ces sources tierces très prisées que les clients utilisent pour évaluer et noter leurs engagements en matière de développement durable : une entreprise appelée EcoVadis.

Évaluation de la performance environnementale - EcoVadis

À ce jour, EcoVadis a évalué plus de 75 000 entreprises à travers le monde. L'organisme attribue une note multidimensionnelle en matière de développement durable à ces entreprises. Le processus d'évaluation d'EcoVadis repose sur sept principes fondamentaux destinés à mesurer la qualité des politiques, des actions et des résultats d'une entreprise en matière de développement durable.

  • Fondé sur des preuves – les pièces justificatives constituent un élément de preuve essentiel. Il peut s'agir de certificats, de documents stratégiques ou de rapports sur les indicateurs clés de performance (KPI). Le crédit n'est accordé que lorsque des preuves sont fournies.
  • Secteur d'activité, implantation géographique et taille – la gestion de la durabilité est évaluée en tenant compte des enjeux sectoriels majeurs, de la présence dans des pays à risque, ainsi que de la taille et de l'empreinte géographique de l'entreprise.
  • Diversification des sources – outre les documents internes fondés sur des données factuelles, le point de vue des organisations extérieures à l'entreprise est pris en compte. Il peut s'agir de syndicats, de collectivités locales et d'autres organismes tiers qui collaborent avec l'entreprise.
  • Technologie – un système de notation ne peut être fiable que s'il s'appuie sur la technologie. La technologie est la clé de l'apprentissage, de la croissance et de l'évolutivité.
  • Évaluation par des experts internationaux en développement durable – les documents justificatifs sont analysés par une équipe d'experts en développement durable qui se tiennent informés des dernières bonnes pratiques en la matière.
  • Traçabilité et transparence : chaque document utilisé dans le processus de notation est conservé en toute sécurité et peut être retracé. Les entreprises notées ont accès, si nécessaire, aux résultats les plus détaillés ainsi qu'à chaque décision de notation.
  • L'excellence par l'amélioration continue – Une méthodologie d'évaluation professionnelle se prête aux contrôles de qualité, à l'amélioration continue et aux retours d'expérience des parties prenantes.

*Extrait de la présentation générale et des principes de la méthodologie de notation d'EcoVadis

Cette évaluation porte sur divers enjeux liés au développement durable, regroupés en quatre grands thèmes :

  • Environnement
  • Travail et droits de l'homme
  • Éthique
  • Achats responsables

Ces évaluations fondées sur des données factuelles sont synthétisées sous forme de tableaux de bord, qui attribuent des notes comprises entre zéro et cent (0-100) lorsque cela s'avère pertinent.

  • 85-100 : Excellent
  • 65-84 Avancé
  • 45-64 ans : Bon
  • 25-44 ans (partiel)
  • 0-24 Insuffisant

Les fiches d'évaluation fournissent des indications sur les points forts et les domaines susceptibles d'être améliorés. Les entreprises évaluées peuvent s'appuyer sur ces fiches pour cibler leurs efforts et élaborer des plans visant à améliorer leurs performances en matière de développement durable. Une entreprise évaluée peut également comparer son score à celui des références de son secteur.

Grâce à ses services, EcoVadis offre une plateforme qui incite les entreprises à collaborer avec leurs fournisseurs et partenaires et à faire évaluer ces derniers également. Tout cela dans le but de favoriser l'amélioration continue du programme de développement durable d'une entreprise et de le porter à un niveau plus complet.

La chaîne d'approvisionnement durable constitue une priorité stratégique pour de nombreux dirigeants. Les avantages liés à la mise en place d'une chaîne d'approvisionnement durable sont nombreux. Elle permet de réduire le risque de perturbation, de protéger la réputation de la marque, de diminuer les coûts grâce à la collaboration avec les acteurs en amont et en aval, et d'offrir un avantage concurrentiel significatif auprès des consommateurs, qui sont de plus en plus sensibles aux efforts déployés par les entreprises pour mettre en place une chaîne d'approvisionnement verte et responsable.

Pour notre part, le secteur des palettes ne se contente pas de respecter les principes de développement durable : nous les adoptons pleinement. La capacité à intégrer des produits et des procédés à base de bois dans les objectifs de développement durable d’un client constitue un atout majeur lorsqu’il s’agit de mettre en place des politiques au sein d’une chaîne d’approvisionnement écologique. En tant que prestataire de services auprès d’entreprises qui font appel à des organismes tiers tels qu’EcoVadis, nous disposons de nombreuses ressources qui vous aideront à fournir la documentation factuelle nécessaire. Rendez-vous sur le site web de la NWPCA pour en savoir plus, télécharger ces documents importants et être prêt lorsque vos clients vous parleront de notations et de tableaux de bord en matière de développement durable.

Le triple résultat

Alors que les questions liées au changement climatique, au recyclage des ressources et aux émissions de carbone revêtent une importance croissante aux yeux du public, de nombreuses entreprises s'inspirent de la prise de conscience sociale actuelle et des initiatives politiques pour intégrer davantage de pratiques durables dans leurs activités courantes.

Par ailleurs, de nombreux dirigeants d'entreprise mettent à profit leur leadership pour se concentrer sur des programmes de responsabilité sociale des entreprises qui intègrent des mesures de développement durable visant à économiser l'énergie, à réduire les déchets et à trouver des utilisations alternatives aux sous-produits de leurs processus. La chaîne d'approvisionnement d'une entreprise constitue l'un des domaines clés de cette démarche.

Une chaîne d'approvisionnement durable et performante fonctionne en générant des rendements compétitifs grâce à l'utilisation de ses actifs, sans pour autant négliger les besoins des parties prenantes internes et des partenaires externes qui font partie intégrante de cette chaîne. Cela passe par une prise en compte légitime de l'impact de ces activités sur l'environnement et sur toutes les personnes concernées.

Une question fondamentale se pose : comment associer la pratique du développement durable aux opérations de la chaîne d'approvisionnement de manière pertinente, mesurable et gérable ? C'est là qu'intervient le « triple résultat » (TBL) ou les trois P : les personnes, la planète et les profits. Dans l'article d'aujourd'hui sur Nature’s Packaging, nous allons nous pencher sur le triple résultat et sur la manière dont l'industrie des palettes en bois joue un rôle essentiel dans les chaînes d'approvisionnement durables.

Qu'est-ce que le triple résultat ?

Au milieu des années 1990, l'auteur et militant John Elkington s'est attaché à élaborer un cadre comptable visant à mesurer l'impact des activités d'une entreprise selon trois axes : l'engagement communautaire, l'impact environnemental et les aspects économiques. Plutôt que de se concentrer uniquement sur le résultat net sous forme de bénéfices, les entreprises devaient mettre en œuvre le développement durable et le relier à la responsabilité sociale des entreprises afin de contribuer de manière globale à rendre le monde meilleur. Selon Elkington et d’autres partisans de cette approche, le résultat final est bénéfique pour toutes les parties prenantes et tous les clients, et permet d’améliorer les activités commerciales.

« Le développement durable consiste à concilier la prospérité économique, la qualité de l'environnement et l'équité sociale. Les entreprises qui visent la durabilité ne doivent pas se contenter d'un seul critère de performance financière, mais doivent tenir compte du triple résultat » – John Elkington

Direction d'entreprise et TBL

Lorsque le triple résultat (personnes, planète, profits) est mis en pratique dans les opérations de la chaîne d'approvisionnement, les valeurs définies sont déterminées par la mission, la stratégie, la direction, les propriétaires, les partenaires et les clients de l'entreprise. Chacun de ces acteurs contribue à définir les stratégies, les fonctions, les objectifs et les attentes qui témoignent d'un engagement envers les politiques et les lignes directrices élaborées dans le cadre d'un plan de développement durable.

Il incombe à la direction générale de mettre en place un programme bien structuré, prévoyant un retour d'information constant de la base vers le sommet, car chaque niveau hiérarchique, du magasinier jusqu'aux dirigeants eux-mêmes, devra comprendre son rôle et la manière dont celui-ci pourrait évoluer afin d'assurer une exécution efficace à tous les niveaux.

Fondamentalement, un plan actif de développement durable de la chaîne d'approvisionnement intègre les principes de la gestion allégée, car il sert à identifier et à éliminer le gaspillage au niveau des processus et des matériaux. Concrètement, cela signifie que l'évaluation quantitative des éléments mentionnés précédemment (stratégies, fonctions, objectifs et attentes) selon un cadre TBL implique d'attribuer un critère financier aux résultats souhaités qui s'alignent sur un modèle de développement durable.

Les gens, la planète, les bénéfices, les palettes

Pour concrétiser davantage les affirmations ci-dessus et y intégrer une dimension financière, il est préférable de prendre des exemples facilement identifiables, non seulement en ce qui concerne les opérations de la chaîne d'approvisionnement, mais aussi l'ensemble des activités de l'entreprise, car celles-ci peuvent souvent se recouper dans la poursuite des objectifs.

Par exemple, l'un des moyens de définir la durabilité comme un objectif axé sur les personnes dans les opérations de la chaîne d'approvisionnement consiste à réduire le nombre de jours de travail perdus pour cause d'accident. En effet, cette approche est très souvent utilisée dans les entrepôts et les usines de fabrication, où elle est clairement affichée dans un lieu très fréquenté afin que tous les employés puissent la voir. Une autre méthode consiste à mesurer les progrès en matière de sécurité des employés en consignant tous les avertissements émis et en comparant leur nombre sur une période donnée.

Tout aussi importantes, bien que moins tangibles, seraient les possibilités de formation permettant de renforcer les compétences des employés sur le terrain et de donner aux cadres l'occasion de jouer un rôle de mentor. Toutes ces initiatives sont mesurables en termes de participation et peuvent améliorer la qualité du travail et la productivité du personnel.

D'un point de vue plus large, notamment en ce qui concerne l'impact environnemental (c'est-à-dire la planète), la durabilité peut être évaluée en fonction de la quantité d'énergie consommée par les différentes installations et infrastructures, ainsi que de la source de cette énergie. Par exemple, de nombreux entrepôts ont recours à l'énergie solaire comme source d'énergie sur site.

Autre exemple : la consommation globale de ressources telles que l'eau et le suivi des quantités utilisées dans les différents processus de la chaîne d'approvisionnement. Le recyclage et la réutilisation des différents emballages utilisés pour le transport des matériaux tout au long de la chaîne d'approvisionnement constituent un autre indicateur courant, facilement adaptable aux objectifs de développement durable.

La durabilité en termes de bénéfices peut être mesurée comme le résultat final de toutes les initiatives mises en œuvre dans le cadre d'un plan fondé sur la théorie des bénéfices triples (TBL). Cela implique notamment d'évaluer le niveau d'utilisation efficace des recettes, du chiffre d'affaires au résultat net, au regard des objectifs de durabilité du point de vue des différentes unités opérationnelles (chaîne d'approvisionnement, production, administration, etc.).

Dans le domaine de la chaîne logistique, l'évaluation de l'utilisation des actifs et du débit des entrepôts à l'aide d'indicateurs clés de performance, dans le cadre du triple résultat, constitue un moyen d'intégrer les objectifs de développement durable aux objectifs de performance.

Les opérations de gestion des palettes pour les clients s'inscrivent parfaitement dans les objectifs de développement durable. Le secteur des palettes se prête tout particulièrement bien à la réalisation de ces objectifs, qui font naturellement partie intégrante des opérations de la chaîne d'approvisionnement. Les procédures opérationnelles standard dans le cadre d'un système de gestion des palettes comprennent le suivi des matériaux destinés au recyclage et à la réutilisation.

De plus, des documents tels que la déclaration environnementale de produit (EPD) relative aux palettes et l'analyse du cycle de vie renforcent la crédibilité tant du prestataire de services que du client. Par ailleurs, le site web de The Nature’s Packaging propose des outils tels que le calculateur de carbone, qui permet de quantifier concrètement les efforts de recyclage des palettes déployés par les entreprises clientes et leur impact positif direct sur les émissions de carbone liées à leurs activités.

Dans le domaine de la chaîne d'approvisionnement, le triple résultat en matière de développement durable est un parcours tracé par les parties prenantes, tant au sein qu'à l'extérieur de l'organisation. Ce parcours progresse à mesure que la croissance et les améliorations sont reconnues au sein des unités opérationnelles, chez les employés et au niveau de la direction, ainsi que grâce à l'apprentissage et au développement des meilleures pratiques en matière de développement durable. Les pratiques de la chaîne d'approvisionnement fondées sur le triple résultat mènent à l'innovation et au progrès. Celles-ci génèrent à leur tour des bénéfices réels et des normes de qualité plus élevées tout au long de la chaîne. Comme toujours, l'industrie des palettes et conteneurs en bois est prête, disposée et capable de contribuer à cet effort.

 

Comment les palettes en bois sont recyclées pour fabriquer de nouveaux produits

Les palettes en bois sont très durables, notamment en raison de leur fort taux de recyclabilité. D'après les dernières études disponibles, 508 millions de palettes en bois sont produites chaque année aux États-Unis, tandis que seules 25 millions d'entre elles finissent dans des décharges, contre 178,5 millions en 1998.

Les palettes en bois usagées sont réutilisées de multiples façons créatives. Avec un taux de recyclage remarquable de 95 %, la plupart des palettes en fin de vie sont transformées pour fabriquer d'autres produits. Le bois récupéré sert à réparer des palettes ou à fabriquer des composants de palettes, ainsi qu'à d'autres fins, tandis que le bois inutilisable est réduit en fibres pour de nombreuses applications.

Cette approche améliore à la fois la rentabilité et la durabilité du recyclage des palettes. Le bois de récupération est nettement moins cher que les matériaux vierges et offre donc des avantages financiers par rapport aux composants neufs, tant pour la réparation que pour la refabrication des palettes.

Cette pratique, appelée « utilisation en cascade », présente également des avantages en matière de développement durable. L'utilisation en cascade désigne la méthode consistant à récupérer les matériaux pour les réutiliser dans la solution la plus valorisable suivante, comme la fabrication de planches de palettes, puis, à terme, de fibres. Cette approche réduit l'empreinte carbone à chaque étape de la chaîne de vie grâce à la disponibilité de matériaux recyclés, dont la production est bien moins émettrice de carbone que celle des fibres vierges.

Voici ce qu'il advient des palettes en fin de vie :

Pièces de rechange pour palettes recyclées

Lorsque les palettes sont trop endommagées pour être réparées ou qu'elles ne sont pas d'une taille courante, les recycleurs de palettes les démontent généralement à l'aide d'une scie à ruban. Les éléments cassés sont envoyés au broyeur, tandis que les recycleurs utilisent les planches ou les longerons intacts pour réparer d'autres palettes.

Composants recyclés utilisés pour la fabrication de palettes composites ou reconditionnées

Les recycleurs utilisent également des composants de palettes récupérés intacts pour l'assemblage de palettes composites ou reconditionnées. La variabilité des dimensions des planches et des longerons de palettes récupérées rend leur utilisation plus difficile que celle des matériaux neufs. De plus en plus, le secteur des palettes se tourne vers des systèmes de clouage automatisés ainsi que vers des machines de calibrage et de tri du bois afin d'améliorer l'efficacité du reconditionnement.

Bois massif de récupération utilisé pourdes objets artisanauxde surcyclageou des projets architecturaux

Les vieilles palettes sont désormais très prisées pour les projets d'artisanat de récupération , ainsi que pour l'art des palettes. Les tendances architecturales telles que le style « industrial chic » mettent à l'honneur l'aspect du bois de palette patiné par les intempéries. C'est pourquoi certains recycleurs de palettes vendentdésormais du bois de palette récupéréaux constructeurs de maisons pour des aménagements tels que des murs d'accent.

Fibre utilisée pour la fabrication de nouveaux produits

Lorsqu'il existe des usines de fabrication à proximité, la fibre peut être utilisée dans des produits composites à base de bois, tels que les panneaux de particules et les panneaux de fibres destinés à la construction, ainsi que comme matériau de remplissage dans les boudins absorbants destinés au confinement des déversements. La fibre de bois est également utilisée dans des produits destinés à la manutention, tels que les blocs de palettes en composite de bois, les bouchons moulés en bois et les palettes.

Fibres pour le paillage, la litière et l'amendement des sols

Parmi les utilisations courantes des fibres recyclées, on peut citer le paillis coloré pour l'aménagement paysager, ainsi que la litière pour animaux et l'amendement des sols. On parled'amendement des solslorsque l'on ajoute des fibres de bois au sol afin d'améliorer sa capacité de rétention d'eau, sa perméabilité, l'infiltration de l'eau, le drainage et l'aération. L'objectif de l'amendement des sols est de créer un environnement plus propice à l'enracinement des plantes dans le sol.

Fibres destinées à la biomasse

La fibre de bois est utilisée comme combustible pour les chaudières ainsi que dans d'autres applications de production d'énergie. Outre la fibre en vrac, la fibre de bois peut également être compressée ou densifiée pour former des produits plus compacts tels que des granulés, des cubes, des briquettes ou des bûches de chauffage. Les produits densifiés ont une valeur plus élevée et sont plus économiques à transporter sur de longues distances.

Fibre optique pour les applications émergentes

Les recherches en cours continuent de mettre en lumière de nouvelles applications pour la fibre de bois, tandis que d'autres marchés devraient connaître une croissance. Parmi les applications de la fibre de bois appelées à jouer un rôle plus important à l'avenir, on peut citer le biochar, un amendement pour sol à base de charbon de bois, et le bois lamellé-croisé (CLT). Le CLT consiste à utiliser de petits morceaux de bois pour fabriquer des panneaux de plus grande taille.

L'analyse ci-dessus montre comment le recyclage des palettes s'inscrit dans le principe de l'utilisation en cascade, qui consiste à réutiliser les matériaux pour l'usage le plus rentable suivant, qu'il s'agisse de planches de palettes, de murs décoratifs ou de divers produits à base de fibres. Une telle approche permet d'optimiser la valeur économique du bois tout en renforçant son profil de durabilité.

 

La chaîne d'approvisionnement durable – Produits forestiers (1re partie)

Alors que les responsables de la chaîne d'approvisionnement se tournent de plus en plus vers le développement durable, ils explorent les possibilités de réduire les émissions de CO₂ grâce à des initiatives telles que les énergies renouvelables, l'optimisation des transports, l'Internet des objets (IoT), etc. Mais avez-vous déjà réfléchi à la manière dont le recyclage des palettes en bois et des emballages pourrait contribuer à vos objectifs en matière de développement durable ?

Ce qui est curieux avec les palettes, comme avec bien d’autres choses dans la vie, c’est que si l’on n’y prête pas attention, on passe facilement à côté. Aux États-Unis, on en compte 2 milliards qui se cachent sous nos yeux. Si l’on estime le poids du bois à 22,7 kg par palette, cela représente 454 millions de tonnes de bois, qui séquestrent environ 204 à 227 millions de tonnes de carbone. Nous reviendrons sur les avantages de la réutilisation et du recyclage des palettes en bois et des conteneurs en termes de réduction des émissions de CO₂ dans le prochain article.

Cependant, une fois que l'on prend conscience de l'existence des palettes, certains sont surpris de constater qu'elles sont présentes pratiquement partout dans les chaînes d'approvisionnement, depuis la réception des marchandises à l'usine de production jusqu'au soutien des unités de chargement qui arrivent au point de vente.

Comme l'affirme l'Association nationale des palettes et conteneurs en bois (National Wood Pallet & Container Association ) : « Les palettes font bouger le monde® ». Selon un rapport, environ 94 % des biens industriels et de consommation aux États-Unis transitent par une palette à un moment ou à un autre de leur parcours dans la chaîne d'approvisionnement, du producteur au point de distribution, puis jusqu'au client final.

Les emballages en bois dans la chaîne d'approvisionnement

La norme MH1-2016 définit la palette comme une « plate-forme portable, horizontale, rigide et composite servant de support pour l'assemblage, le stockage, l'empilage, la manutention et le transport de marchandises sous forme de charge unitaire ; souvent équipée d'une superstructure ». Lorsque des produits sont empilés sur une palette, l'ensemble constitué des marchandises et de la palette est appelé « charge unitaire ».

La manutention mécanisée des marchandises en unités de charge présente de nombreux avantages par rapport à la manutention manuelle. Cette pratique permet notamment de protéger les produits fragiles contre les dommages liés à la « manutention manuelle » ou au repositionnement manuel de chaque carton, par exemple. La palette protège également les produits lors de leur interaction avec des équipements de manutention tels que les chariots élévateurs, les convoyeurs, les rayonnages de stockage de palettes et les systèmes automatisés de stockage et de récupération. Les unités de charge palettisées peuvent être stockées plus efficacement que les marchandises non palettisées dans la plupart des systèmes de stockage ou grâce à l'empilage des unités de charge. La palettisation augmente également considérablement la vitesse de chargement et de déchargement par rapport aux marchandises chargées au sol ou non palettisées, et, en évitant la manutention manuelle, améliore la sécurité sur le lieu de travail.

Les palettes ou les emballages en bois peuvent être utilisés pour un seul maillon de la chaîne logistique ou pour acheminer des marchandises à travers plusieurs maillons. Par exemple, des caisses de verger en contreplaqué permettent de transporter les fruits frais vers le hangar de conditionnement, où ils sont emballés et palettisés sur une palette en bois. La caisse est réutilisée dans le verger, tandis que la palette sert à acheminer les fruits emballés vers un centre de distribution alimentaire, puis peut-être comme base pour une charge unitaire complète ou un chargement de palettes mixtes assemblé en vue de la livraison au point de vente. Dans une chaîne d'approvisionnement de supercalculateurs, en revanche, les composants peuvent arriver palettisés, le produit fini sensible étant ensuite expédié dans un conteneur en bois sur mesure vers le site du client.

Dans la deuxième partie, nous aborderons le cycle de vie et le recyclage des emballages en bois, ainsi que l'impact positif du recyclage sur les émissions de carbone.

Développement durable et recyclage : un enjeu pour les dirigeants d'entreprise

Développement durable

Le développement durable pour les dirigeants d'entreprise

En matière de direction d'entreprise et de responsabilité environnementale, la responsabilité incombe aux dirigeants. Le développement durable est devenu un élément central de la stratégie d'entreprise, et la mise en place de politiques et de programmes efficaces joue un rôle crucial pour le soutenir. Depuis l'apparition de ce concept il y a plus de 25 ans, le « triple résultat » (Planète, Personnes et Profit) s'est progressivement imposé dans le vocabulaire des dirigeants.

Il n'y a pas si longtemps, les initiatives de recyclage et de zéro déchet étaient considérées par les dirigeants comme des substituts pratiques au développement durable. La mise en place d'un programme de recyclage actif servait alors à démontrer l'engagement d'une entreprise en faveur de l'environnement. Aujourd'hui, cependant, les entreprises s'efforcent d'adopter une vision plus large du développement durable, qui met également l'accent sur l'empreinte carbone, la préservation de l'eau, la pollution plastique et d'autres priorités environnementales.

Les chefs d'entreprise doivent également se méfier des pratiques de « greenwashing » et des atteintes à la réputation qu'elles peuvent causer, tout en relevant les défis liés à l'atteinte de taux de recyclage élevés dans des chaînes d'approvisionnement de plus en plus complexes. L'effort en vaut toutefois largement la peine. Mettre l'accent sur le « zéro déchet » et la durabilité peut contribuer à générer des retombées économiques positives.

Élaboration de politiques et de programmes de recyclage

À l'instar des autres politiques d'entreprise, la politique de recyclage apporte des orientations, garantit la cohérence, favorise la responsabilisation et clarifie le fonctionnement d'une organisation. Alors que la politique énonce des principes directeurs, les programmes constituent des mesures concrètes destinées à contribuer à la réalisation des objectifs de cette politique. Par exemple, une entreprise peut adopter une politique « zéro déchet » et mettre en place des programmes pour la soutenir, tels que des initiatives de recyclage ou de compostage au sein de ses locaux.

Dans sa politique de recyclage, par exemple, Sony précise qu’elle « adhère au principe de la responsabilité individuelle du producteur (RIP), c’est-à-dire à l’idée selon laquelle un producteur est responsable de ses produits tout au long de leur cycle de vie ». Afin de respecter cet engagement, l’entreprise « met l’accent sur la conception de produits axée sur le recyclage, la collecte et le recyclage des produits usagés, ainsi que la mise en place de systèmes de recyclage mondiaux adaptés aux besoins de chaque pays et de chaque région ».

La mise en place d'un programme de recyclage commence généralement par l'élaboration d'une politique, suivie de la désignation d'un chef de projet et de la constitution d'une équipe. L'une des premières étapes du processus consiste à réaliser un audit détaillé des déchets afin de déterminer les types et les volumes de matériaux concernés. À partir de là, un plan de recyclage peut être élaboré. Une fois le programme lancé, il doit faire l'objet d'un suivi afin de mesurer son efficacité en matière de détournement des matériaux des poubelles. Et en célébrant les réussites du programme, l'entreprise peut contribuer à renforcer l'engagement des employés et à encourager les comportements favorables à l'effort de recyclage. Recycling@Work propose un plan d'action en 10 étapes pour la mise en œuvre d'un programme de recyclage sur le lieu de travail.

Écoblanchiment

Le terme « greenwashing » désigne la pratique consistant, pour une entreprise, à faire des allégations environnementales non fondées ou trompeuses concernant ses produits, ses services ou ses activités. Une autre définition y voit une situation dans laquelle une entreprise investit davantage dans la promotion de son image « verte » que dans la réduction de son impact environnemental. Les clients comme les employés sont de plus en plus sensibles au greenwashing. Ce phénomène peut nuire à l'image de marque et à l'engagement des employés. Il est également illégal.

En 2019, par exemple, le détaillant Truly Organic Inc. (Truly Organic), basé à Miami Beach, ainsi que son fondateur et PDG, ont été condamnés à verser 1,76 million de dollars pour régler une plainte déposée par la Commission fédérale du commerce (FTC), qui leur reprochait de commercialiser à l'échelle nationale des produits de bain et de beauté qui n'étaient ni « 100 % biologiques » ni « certifiés biologiques » par le ministère américain de l'Agriculture (USDA). Selon la plainte, l'entreprise présentait ses produits comme étant végétaliens, alors que certains d'entre eux contiennent des ingrédients non végétaliens tels que le miel et le lactose.

Les organisations peuvent se prémunir contre les accusations de « greenwashing » en mettant en place des mesures de protection telles que celles-ci :

  1. Évitez d'utiliser des termes vagues ou généraux tels que « naturel », « écologique », « durable » ou « respectueux de la planète »
  2. Lorsque vous utilisez une terminologie écologique plus spécifique, assurez-vous d'en comprendre le sens et d'employer ces termes avec précision.
  3. Assurez-vous que vos affirmations reposent sur des preuves et que vous disposez des données nécessaires pour les étayer.
  4. Ne vantez pas les améliorations environnementales réalisées par votre entreprise si celles-ci étaient nécessaires pour se conformer à la réglementation.
  5. La transparence est essentielle. Soyez honnête quant à la situation actuelle de votre entreprise dans son parcours vers le développement durable. Ne mentez pas par omission, par exemple si vos efforts pour réduire votre empreinte écologique sont insignifiants par rapport à votre empreinte globale.
  6. Ne vous vantez pas de votre supériorité en matière de développement durable si certains de vos fournisseurs ou clients ont un bilan très médiocre dans ce domaine.

Le recyclage dans la chaîne d'approvisionnement

Les programmes de recyclage d'entreprise axés sur une approche au niveau des sites parviennent certes à détourner les matériaux recyclables, mais peinent à relever les défis posés par les matériaux non recyclables ou difficiles à recycler. Les entreprises prennent conscience que pour atteindre l'objectif « zéro déchet », une approche du recyclage axée sur la chaîne d'approvisionnement peut s'avérer nécessaire. En alignant leurs achats sur leur initiative de recyclage, les entreprises peuvent opérer des changements plus significatifs. Elles peuvent tirer parti de leur pouvoir d'achat pour exiger, par exemple, des emballages facilement recyclables, ainsi que des emballages fabriqués à partir de matériaux recyclés. La mise en place d'une politique d'entreprise en matière de palettes et la collaboration avec les fournisseurs, par exemple, peuvent aider les entreprises à éviter l'accumulation et la gestion de palettes cassées ou de dimensions non standard.

Le recyclage est également un aspect important du point de vue du client. Comme dans le cas de Sony, évoqué plus haut, les entreprises sont de plus en plus conscientes des implications de leurs emballages et de leurs produits en matière de recyclage pour les clients. La facilité de recyclage fait partie intégrante de l'expérience globale du client avec un produit et ne peut plus être ignorée. Selon l'enquête EcoFocus Trend Survey de 2019, 71 % des consommateurs dans leur ensemble, et 76 % de la génération Y, ont déclaré avoir une opinion favorable des entreprises qui utilisent des emballages recyclables.

L'impact économique positif

Adopter une approche fondée sur le triple résultat est non seulement la bonne chose à faire, mais c'est aussi une stratégie commerciale judicieuse. L'attention portée au recyclage et au développement durable trouve un écho favorable auprès de nombreux clients et contribue à améliorer l'image de marque. Elle suscite également un écho positif auprès des employés. Selon l'enquête Deloitte Millennial Survey 2019, les jeunes travailleurs « font preuve d'une plus grande loyauté envers les employeurs qui s'attaquent avec détermination aux enjeux qui leur tiennent le plus à cœur, tels que la protection de l'environnement ».

En ce qui concerne le lien entre durabilité et rentabilité, Bank of America Merrill Lynch a constaté en 2018 que les entreprises affichant de meilleurs résultats en matière d'ESG (environnement, social et gouvernance) que leurs concurrents généraient des rendements sur trois ans plus élevés, avaient plus de chances de devenir des titres de grande qualité et étaient moins susceptibles de subir des baisses de cours importantes ou de faire faillite.

À mesure que l'approche du « triple résultat » se généralise, les questions de développement durable s'intègrent de plus en plus dans la stratégie des entreprises. Les dirigeants d'entreprise reconnaissent l'importance du recyclage et des initiatives « zéro déchet » dans le cadre plus large de leurs ambitions en matière de développement durable.

Qu'est-ce que la durabilité de la chaîne d'approvisionnement ?

Qu'est-ce que la durabilité de la chaîne d'approvisionnement ?

Les entreprises sont soumises à une pression plus forte que jamais alors que nous nous efforçons collectivement de bâtir un avenir plus durable. Elles prennent de plus en plus conscience que l’essentiel du travail à accomplir dépasse largement les quatre murs des usines et des points de vente. Nous avons appris que les décisions d'approvisionnement prises localement peuvent avoir des répercussions considérables sur le développement durable, impliquant des fournisseurs éloignés ou des acteurs en aval, et contribuant directement aux flux de déchets en fin de vie des produits. Selon le rapport 2019 du CDP sur la chaîne d'approvisionnement mondiale, les entreprises génèrent 5,5 fois plus d'émissions tout au long de leur chaîne d'approvisionnement que celles issues de leurs opérations internes.

Nous savons désormais que la meilleure façon de garantir la durabilité consiste à adopter une approche axée sur la chaîne d'approvisionnement. Notre réflexion doit tenir compte des impacts en matière de durabilité tant pour les fournisseurs de matières premières que pour les clients et la société.

La durabilité de la chaîne d'approvisionnement a été définie comme « une vision globale des processus, de la logistique et des technologies de la chaîne d'approvisionnement qui prend en compte les aspects environnementaux, sociaux, économiques et juridiques des différents maillons de cette chaîne ». La durabilité de la chaîne d'approvisionnement tient compte de facteurs tels que la production de déchets solides, l'empreinte carbone, la pollution, la déforestation et le bien-être des travailleurs. Les entreprises reconnaissent désormais que mettre l'accent sur la durabilité de la chaîne d'approvisionnement est non seulement bénéfique pour la planète, mais également essentiel pour renforcer l'image de marque et améliorer la rentabilité à long terme.

Origines et histoire de la durabilité dans la chaîne d'approvisionnement

Les efforts des entreprises en matière de développement durable ont généralement précédé les initiatives liées à la chaîne d'approvisionnement. Cette dernière approche a pris de l'importance au cours des dernières décennies. Les pratiques de développement durable propres aux entreprises remontent aux XVIIIe et XIXe siècles. En 1853, Sir Titus Salt, un industriel britannique, a créé un village modèle pour les ouvriers de son usine, appelé Saltaire. De même, les dynasties Cadbury et Rowntree de l'époque se sont engagées dans des projets similaires, en mettant à la disposition de leurs employés des parcs, des hôpitaux et des musées.

Dans les années 1980, la responsabilité sociale des entreprises s'était progressivement intégrée dans la stratégie générale des entreprises, avec l'introduction de critères de transparence et de traçabilité, notamment en matière de droits du travail. Dans les années 1990, l'importance d'adopter une perspective plus large n'a cessé de croître. Plusieurs cas d'exploitation par des entreprises internationales ont été mis au jour, obligeant ces dernières à aborder la question du développement durable sous l'angle de la chaîne d'approvisionnement.

Les années 1990 et les années suivantes ont également vu l'apparition de systèmes de certification par des organismes tiers et de commerce équitable, destinés à aider les entreprises à prendre des décisions plus éclairées en matière de développement durable. Le Forest Stewardship Council a été créé en 1990, et le Marine Stewardship Council a vu le jour en 1997. Ces organismes ont réuni des organisations non gouvernementales et des entreprises afin de mettre en place des pratiques de gestion responsable des ressources.

La gestion de la chaîne d'approvisionnement durable (SCS) continue d'évoluer, passant d'une approche ambitieuse à une approche quantitative. Les entreprises cherchent de plus en plus à atteindre des objectifs de développement durable tels que le « zéro déchet en décharge » ainsi que la « neutralité carbone » en matière de CO2. Les progrès technologiques constants permettent aux acteurs concernés d'assurer plus facilement la transparence de leurs chaînes d'approvisionnement et de suivre leurs progrès dans la réalisation d'objectifs quantifiables.

Exemples de pratiques en matière de chaîne d'approvisionnement durable

Les entreprises ont mis en place plusieurs pratiques visant à améliorer leurs performances en matière de gestion de la chaîne d'approvisionnement durable (SCS). Parmi les approches courantes, décrites dans l'introduction à la gestion de la chaîne d'approvisionnement durable, on peut citer les suivantes :
Achats écologiques – On parle souvent du « pouvoir de l'argent ». Les entreprises peuvent renforcer la durabilité globale d’une chaîne d’approvisionnement en achetant des matériaux et des composants présentant des caractéristiques positives telles que la renouvelabilité, la réutilisabilité et la recyclabilité, lorsqu’ils sont achetés auprès de fournisseurs qui répondent aux exigences de durabilité requises.
Fabrication verte – La mise en œuvre de mesures et de pratiques de responsabilité en matière de SCS contribue à atténuer les effets néfastes de l’activité de fabrication.
Améliorations de la conception des produits – Les produits peuvent être conçus pour utiliser moins de matériaux, pour intégrer des composants recyclés ou pour durer plus longtemps. Selon la Commission européenne, près de 80 % de l’impact environnemental d’un produit peut être amélioré grâce à l’éco-conception.
Transport durable et logistique inverse – Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie, le transport est la principale source d’émissions de CO2, générant 1,9 milliard de tonnes par an. À ce titre, les initiatives visant à réduire les émissions grâce aux véhicules électriques ou aux carburants renouvelables, ainsi qu’une meilleure optimisation du fret, peuvent faire la différence. Une logistique inverse efficace est également devenue de plus en plus importante alors que nous cherchons à accroître la réutilisation et la valorisation des produits et des matériaux afin de soutenir une économie circulaire.
Énergies renouvelables et biocarburants – Les chaînes d’approvisionnement dépendent fortement des combustibles fossiles, qui sont la principale cause du réchauffement climatique et des émissions de gaz à effet de serre. Une transition vers les énergies renouvelables et les biocarburants peut aider les entreprises à atteindre leurs objectifs environnementaux.

Secteurs les plus adaptés aux pratiques SCS

Les secteurs les mieux adaptés aux pratiques de la chaîne d'approvisionnement durable (SCS) sont ceux qui peuvent le plus facilement s'éloigner du modèle « extraire-fabriquer-jeter » si répandu aujourd'hui. Chaque secteur peut toutefois réduire son impact environnemental grâce à la mise en œuvre de pratiques durables, comme indiqué dans la section ci-dessus. D'une manière générale, les chaînes d'approvisionnement qui utilisent des ressources renouvelables sont les mieux adaptées, comme par exemple les pratiques forestières et agricoles durables. L'exploitation de ressources non renouvelables pose un défi de taille pour la SCS et nécessite la mise en place de mécanismes tels que le partage, la réutilisation, la remise à neuf et, en dernier ressort, la valorisation des matériaux afin de promouvoir la durabilité.

Exemples d'entreprises

Les entreprises les plus performantes en matière de SCS sont présentes dans divers secteurs. Par exemple, le classement des 10 plus grandes chaînes d'approvisionnement durables au monde établi par Supply Chain Digital comprend Accenture (services professionnels), Apple (technologie), Coca-Cola (alimentation et boissons), Rolls-Royce (industrie manufacturière), Tokyo Gas (énergie), Sky (divertissement et communications), NRG Energy (énergie), Microsoft (technologie), Sodexo (restauration) et Taiwan Semiconductor (technologie). Les approches communes aux chaînes d'approvisionnement performantes comprennent la transition vers les énergies renouvelables, la conception de produits respectueux de l'environnement et des pratiques d'approvisionnement éclairées qui contribuent à améliorer la SCS globale.

Emballages en bois et SCS

Et en parlant de pratiques d'approvisionnement responsables, le choix d'emballages en bois massif contribue à la durabilité de plusieurs façons. Ce bois provient de forêts renouvelables et stocke le carbone tant que les palettes et les emballages sont en service. De plus, sa production nécessite moins d'énergie que celle de la plupart des matériaux de construction courants et son empreinte carbone est négative. Un autre avantage est que les emballages en bois sont généralement fabriqués à partir de bois de qualité inférieure moins prisé, ce qui garantit une utilisation optimale des arbres abattus. Les palettes en bois sont largement réutilisées et remises à neuf, et les composants récupérés servent à fabriquer de nouvelles palettes. Parallèlement, les matériaux endommagés sont broyés en fibres de bois pour répondre aux besoins de divers marchés finaux. Dans l'ensemble, les palettes en bois affichent un taux de recyclage enviable de 95 %.

Les perspectives en matière de SCS pour les emballages en bois ne cessent de s'améliorer à mesure que la technologie ouvre de nouvelles perspectives. Les technologies visant à réduire les trajets à vide contribuent à diminuer les coûts et l'empreinte carbone liés au repositionnement des palettes vides dans les chaînes d'approvisionnement. De plus, le développement croissant des technologies IoT pour le suivi promet d'apporter un éclairage inédit sur les processus de la chaîne d'approvisionnement et d'ouvrir de nouvelles perspectives pour améliorer encore les performances en matière de SCS.

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