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« Recyclé » ou « recyclable » : quelle est la différence ?

« Recyclé » ou « recyclable » : quelle est la différence ?

Dans le monde des affaires, on observe une tendance persistante à mettre en avant le respect de l'environnement ou le caractère « écologique » de son produit ou de son entreprise. Le secteur des palettes ne fait pas exception, et les affirmations des concurrents dans le domaine des palettes en bois ne manquent certainement pas. C'est l'une des principales raisons pour lesquelles la NWPCA s'est associée au Laboratoire des produits forestiers de l'USDA et pourquoi la Pallet Foundation a soutenu le financement de la Déclaration environnementale de produit (EPD) pour une palette en bois : afin d'étayer les allégations environnementales par des calculs d'impacts environnementaux certifiables et vérifiés par un tiers. Le développement d'outils de communication tels que l'EPD constitue un pas encourageant dans la bonne direction, mais d'autres allégations environnementales sont avancées et risquent de semer la confusion sur le marché.

Une affirmation courante consiste à présenter un produit comme étant « 100 % recyclable ». Il s’agit là d’un argument marketing efficace, car cela associe la circularité totale au recyclage ; or, le recyclage étant si omniprésent dans notre esprit, nous en venons à négliger d’emblée la signification réelle de ce terme. En fin de compte, la plupart des objets peuvent être dits « 100 % recyclables ». La véritable question est la suivante : quelle proportion est réellement recyclée ? Pour y répondre, il convient d’examiner certaines réalités du secteur :

  1. Existe-t-il un système permettant de récupérer cet objet après utilisation ?
  2. Est-ce très difficile d'en faire quelque chose d'utilisable ?
  3. Est-il économiquement viable de poursuivre le recyclage (existe-t-il un marché) ?

Si l'on ne peut pas répondre facilement à ces trois questions, il y a moins de chances que cet objet soit recyclé, à moins qu'une instance extérieure, comme le gouvernement, n'intervienne pour subventionner cette initiative.

Le recyclage des bouteilles d'eau en plastique en est un bon exemple. En général, on considère que les bouteilles d'eau en plastique sont très faciles à recycler, mais l'EPA estime que seules 29 % d'entre elles sont recyclées. Comment cela se fait-il ?

La pratique du recyclage est largement répandue, que ce soit à la maison ou dans les lieux publics. La société continue d’évoluer dans une direction favorable en matière de recyclage des bouteilles en plastique, la conscience environnementale se généralisant de plus en plus, mais de nombreuses communes ne proposent toujours pas de collecte sélective en bordure de trottoir et on ne trouve pas de bac de recyclage à côté de chaque poubelle. L'utilisation du plastique comme combustible pour la production d'énergie est une autre option pour valoriser le plastique recyclé, mais ses avantages étant limités (il n'y a pas de compensation des combustibles fossiles), cette pratique n'est pas très répandue.

Le processus consistant à refondre et à mouler une nouvelle bouteille en plastique à partir de plastique recyclé est relativement simple, mais il est très sensible aux contaminations, qu'il s'agisse de substances étrangères ou d'autres plastiques. Une fois les bouteilles en plastique collectées, elles doivent être triées des autres plastiques et soigneusement lavées, ce qui nécessite des équipements supplémentaires et du temps, ce qui, au final, augmente les coûts.

Enfin, le marché des bouteilles en plastique recyclées s'est développé au fil du temps, mais il reste bien plus modeste que celui des matières premières vierges. Selon les estimations, le marché du recyclé aux États-Unis ne représente qu'une infime partie de celui des matières premières vierges. Le marché du recyclé est estimé à plusieurs dizaines de millions de dollars, tandis que celui du vierge s'élève à environ 12 milliards de dollars. Il est difficile d'obtenir des résines recyclées aussi performantes que les résines vierges, c'est pourquoi elles sont souvent mélangées à un pourcentage bien inférieur (5 à 10 %) afin d'atténuer les problèmes de contrôle qualité. Les résines recyclées sont plutôt transformées pour certaines applications nécessitant des performances moindres, comme les textiles.

Toutes ces conditions peu favorables dans le secteur font que cet objet, pourtant 100 % recyclable, n'est pas recyclé à la hauteur de son potentiel.

D'autre part, on estime qu'environ 95 % des palettes en bois sont recyclées. Une analyse plus approfondie du secteur des palettes en bois permet de comprendre clairement pourquoi celles-ci sont recyclées à un taux bien plus élevé.

Au cours des dernières décennies, un vaste réseau de recyclage s'est développé aux États-Unis. Il s'est naturellement développé autour des zones abritant des centres de distribution, où de nombreuses palettes sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de la chaîne d'approvisionnement. Des entreprises indépendantes collaborent avec les utilisateurs de palettes pour collecter les palettes usagées en vue de leur réparation, de leur reconditionnement ou de leur recyclage. Il existe également un modèle de location de palettes, qui oblige les utilisateurs à restituer la palette après usage. Les pools de location de palettes ont développé leurs propres réseaux, qui viennent compléter le réseau indépendant.

Il existe plusieurs possibilités de réutiliser les palettes usagées. De nombreuses palettes en bon état sont simplement réutilisées « telles quelles » ou facilement réparées afin que leurs performances répondent aux exigences de transport de nombreux utilisateurs. Les palettes en bois sont principalement composées d'éléments de fixation métalliques (en acier) et de bois massif exempt de toute autre substance. Une palette inutilisable peut être facilement démontée pour en récupérer les composants, ou simplement séparée mécaniquement des fixations métalliques lors du broyage afin de produire de la fibre de bois destinée au paillage, à la biomasse ou à la litière pour animaux.

La dernière étude de marché du secteur a révélé qu'en 2016, 326 millions de palettes recyclées ont été produites contre 513 millions de palettes neuves, ce qui signifie que près de 40 % des palettes en bois fabriquées étaient des palettes recyclées. Les palettes recyclées pouvant généralement être produites à moindre coût par rapport aux palettes neuves, elles sont devenues un élément précieux de l'ensemble du secteur des palettes. De plus, en tant que matériau renouvelable non issu de combustibles fossiles, la fibre de bois broyée provenant de palettes en bois massif présente une valeur intrinsèque pour les utilisateurs en aval. Des compensations carbone sont disponibles pour les utilisateurs de biomasse, et les utilisateurs de paillis et de litière pour animaux peuvent avoir l'esprit tranquille, sachant que ces produits se biodégraderont sans impact négatif sur l'environnement.

Le contexte a toujours son importance, et en matière de recyclage, il est essentiel de comprendre la différence entre ce qui est recyclable et ce qui est recyclé. En connaissant la différence entre ces deux concepts, un fournisseur de palettes peut contribuer à dissiper toute confusion quant aux raisons pour lesquelles les palettes en bois constituent un produit plus respectueux de l'environnement.


1. EPA. (26 mai 2021). Plastiques : données spécifiques aux matériaux. Consulté sur :https://www.epa.gov/facts-and-figures-about-materials-waste-and-recycling/plastics-material-specific-data

2. GrandView Research. (Mai 2021). Rapport : Analyse de la taille, des parts de marché et des tendances du marché du polyéthylène téréphtalate recyclé. Consulté surhttps://www.grandviewresearch.com/industry-analysis/recycled-polyethylene-terephthalate-pet-market

3.Ibis World. (29 juillet 2021). Le secteur de la fabrication de bouteilles en plastique aux États-Unis – Rapport d'étude de marché. Consulté sur :https://www.ibisworld.com/united-states/market-research-reports/plastic-bottle-manufacturing-industry/

4.Estimation des décharges combinées de déchets municipaux solides (DMS) et de déchets de construction et de démolition. Données sur les DMS tirées de : Shiner, Z., Horvath, L., Araman, P. et Gething, B. 2021.« An Investigation of Wood Pallets Landfilled and Recovered at US Municipal Solid Waste Facilities ». Bioresources16 (1).

5. Gerber, Nathan, Laszlo Horvath, Phil Araman et Brad Gething. 2020. « Étude sur les palettes d’expédition en bois neuf et de récupération aux États-Unis ». Bioresources15 (2). Gerber, Nathan, Laszlo Horvath, Phil Araman et Brad Gething. 2020. « Étude sur les palettes d’expédition en bois neuf et de récupération aux États-Unis ». Bioresources 15 (2).


Brad Gething, titulaire d'un doctorat et vice-président chargé des sciences et de la technologie à la NWPCA, est le responsable de nombreux projets de recherche, notamment dans les domaines de la prévention de la mise en décharge, des études de marché sur les palettes, de la déclaration environnementale de produit et de l'analyse du cycle de vie. Vous pouvez le contacter pare-mailou par téléphone au 703.519.6104.

Bois ou plastique ? – Une comparaison rapide

Alors que le développement durable prend une importance croissante pour les entreprises, les experts du secteur recherchent sans cesse les solutions d'emballage les plus respectueuses de l'environnement. Le bois et le plastique comptent parmi les matériaux les plus couramment utilisés dans le domaine de l'emballage.

Dans cet article exclusif du blog Nature’s Packaging, nous allons comparer l’impact environnemental des emballages en bois et en plastique, en abordant des facteurs tels que la consommation d’énergie lors de la production, la recyclabilité et la biodégradabilité.

Énergie de production : les emballages en bois prennent les devants

Si l'on compare l'énergie nécessaire à la fabrication d'emballages en bois et en plastique, le bois apparaît comme l'option la plus durable. La production d'emballages en bois consomme généralement moins d'énergie et génère moins d'émissions de gaz à effet de serre que celle des emballages en plastique.

Cette faible demande énergétique s'explique par le fait que le bois est un matériau naturel, tandis que le plastique est issu de combustibles fossiles non renouvelables, tels que le pétrole et le gaz naturel. De plus, le bois agit comme un puits de carbone, stockant le dioxyde de carbone tout au long de son cycle de vie, ce qui contribue à atténuer le changement climatique.

Recyclabilité : des résultats mitigés

Les emballages en bois et en plastique peuvent tous deux être recyclés, mais les taux de recyclage et les procédés de recyclage de ces matériaux diffèrent considérablement.

Les emballages en bois, tels que les palettes et les caisses, peuvent être facilement réparés, réutilisés et, à terme, recyclés en copeaux de bois, en paillis ou en panneaux de particules. Bien que le taux de recyclage des emballages en bois varie en fonction des infrastructures et des initiatives locales, leur recyclabilité reste un atout majeur.

Les emballages en plastique, en revanche, posent davantage de difficultés en matière de recyclage. Si certains types de plastique peuvent être recyclés plusieurs fois, d'autres ne peuvent l'être qu'une seule fois, voire pas du tout.

De plus, les taux de recyclage du plastique sont généralement inférieurs à ceux du bois, et le processus de recyclage peut être très gourmand en énergie, ce qui réduit son avantage global en matière de durabilité.

Biodégradabilité : les emballages en bois ont la cote

En matière de biodégradabilité, les emballages en bois s'imposent clairement comme la solution la plus avantageuse. Le bois est un matériau naturel et organique qui se décompose avec le temps, se transformant en substances inoffensives qui peuvent être réabsorbées par l'environnement. Ce processus permet non seulement de réduire les déchets, mais aussi de restituer au sol des nutriments précieux.

Les emballages en plastique, en revanche, ne présentent pas cet avantage. La plupart des plastiques ne sont pas biodégradables et peuvent persister dans l'environnement pendant des centaines d'années. Même les plastiques biodégradables, bien qu'ils constituent une avancée, peuvent mettre des années à se décomposer et nécessitent souvent des conditions spécifiques pour se décomposer correctement.

Les emballages en bois : un choix durable pour les experts du secteur

Pour atteindre les objectifs de développement durable dans la chaîne d'approvisionnement, nous devons évaluer l'impact environnemental des matériaux que nous choisissons pour nos solutions d'emballage. Cette comparaison entre les emballages en bois et en plastique montre que le bois constitue généralement une option plus durable, compte tenu de sa faible empreinte énergétique, de sa recyclabilité et de sa biodégradabilité.

Si les emballages en plastique présentent certes des avantages en termes de poids et de résistance, il est essentiel d’en examiner les implications environnementales plus larges. En privilégiant les matériaux durables comme le bois et en encourageant les innovations dans le domaine des emballages écologiques, nous pouvons orienter notre secteur vers un avenir plus vert, où l’empreinte environnementale des emballages est réduite au minimum et où l’économie circulaire devient une réalité.

Produits forestiers américains – Bilan annuel du marché 2015-2021

Le marché des produits forestiers aux États-Unis se porte bien, mais pour combien de temps encore ? Les pressions macroéconomiques mondiales entraînent une hausse des prix dans tous les secteurs, des palettes en bois aux articles ménagers de première nécessité, et le secteur des produits forestiers n'échappe pas à cette tendance. Depuis le début de l'année 2020, les mesures de confinement et de protection de la santé et de la sécurité publique liées à la pandémie de COVID-19 ont pratiquement paralysé l'économie mondiale. Aujourd'hui, nous sortons encore de notre hibernation, pour ainsi dire, mais il y a aussi de nombreuses raisons d'être optimiste.

Le secteur des produits forestiers a relativement bien résisté à la pandémie et aux confinements qui ont suivi. Cela ne signifie pas pour autant que de sérieux défis ne subsistent pas, mais les perspectives générales s'annoncent positives. Dans cette optique, voici un résumé des principaux enseignements à tirer du dernier rapport intitulé « U.S. Forest Products Annual Market Review and Prospects, 2015-2021 » (Bilan annuel et perspectives du marché américain des produits forestiers, 2015-2021).

Objectif de l'analyse annuelle du marché

Cette étude annuelle du marché vise à dresser un bilan complet du secteur des produits forestiers, avec notamment une analyse détaillée de chaque segment de marché, tels que le bois scié de résineux et le bois scié de feuillus. Le rapport met également en lumière les tendances qui influencent la consommation de produits forestiers. L'essor du marché immobilier en est un excellent exemple, la demande en bois brut et en matériaux de construction restant à un niveau historiquement élevé.

Il est même brièvement évoqué comment l'énergie issue de la biomasse s'inscrit dans la politique du gouvernement fédéral en matière de développement durable et de lutte contre le changement climatique. Dans l'ensemble, chacun de ces facteurs contribue à brosser un tableau complet de l'industrie américaine des produits forestiers. L'auteur de cette étude, Delton Alderman, a pris en compte tous les éléments susceptibles d'influencer l'évolution du secteur au cours des cinq prochaines années environ.

Situation actuelle du marché des produits forestiers

Il est intéressant de noter que la conclusion du rapport est la suivante : la fin de la pandémie de Covid-19 continue d’influencer l’économie américaine dans son ensemble, et le secteur des produits forestiers ne fait pas exception. Plus précisément, l’analyse identifie comme principaux facteurs de perturbation la baisse de la demande mondiale en produits du bois, les événements géopolitiques et les différends commerciaux qui perdurent depuis plusieurs années.

Mais selon l'auteur du rapport, un marché immobilier américain en bonne santé devrait profiter à l'industrie des produits forestiers, car les prix de l'immobilier continuent d'augmenter parallèlement à une pénurie de logements disponibles à la vente, la construction de logements neufs ne parvenant tout simplement pas à suivre le rythme de la demande des consommateurs. Il s'agit là d'un aperçu général du rapport ; examinons donc plus en détail les informations et les données qui le composent.

Informations et données figurant dans le rapport annuel sur le marché

L'auteur du rapport approfondit son analyse en examinant des informations et des statistiques axées sur les produits forestiers. L'étude se penche sur la consommation, le commerce, les prix, le crédit, la production et les effets macroéconomiques mentionnés précédemment. L'analyse classe chaque segment de marché par catégorie. L'inconvénient est que la terminologie utilisée par l'auteur peut différer de celle que vous employez en interne au sein de votre entreprise ou de votre secteur. En outre, le rapport contient également des données sur les prix des produits, le commerce international, les marchés nationaux et les initiatives politiques.

Quand le rapport annuel sur le marché est-il publié ?

Publié en collaboration avec le ministère américain de l'Agriculture, le rapport « U.S. Forest Products Annual Market Review and Prospects, 2021-2025 » paraît chaque année. La principale différence cette année réside dans l'ampleur et l'importance des perturbations provoquées par la pandémie de COVID-19. C'est pourquoi le rapport examine le marché dans son ensemble plutôt que de se concentrer sur un seul sous-secteur.

La période considérée peut varier d'un rapport à l'autre, car la conjoncture économique détermine jusqu'à quel horizon les acteurs du secteur doivent se projeter pour identifier les tendances à court terme. Cette fois-ci, le rapport présente les défis auxquels le secteur pourrait être confronté entre 2021 et 2025. Il s'agit de la période minimale nécessaire pour mener une analyse statistique rigoureuse visant à prévoir les tendances en les comparant aux données historiques. À partir de là, l'étude détaille les statistiques et les principaux facteurs d'influence pour chaque catégorie de produits forestiers.

Catégories de produits forestiers mentionnées dans le rapport

Selon la définition des produits forestiers donnée dans le rapport, le marché américain peut être divisé en plusieurs catégories :

  • Production, commerce et consommation de produits du bois
  • Bois résineux scié
  • Commerce de grumes de résineux
  • Bois dur scié
  • Commerce de grumes de feuillus
  • Bois à pâte
  • Mobilier
  • Panneaux de construction
  • Produits en bois d'ingénierie
  • Contreplaqué de feuillus
  • Panneaux de particules et panneaux de fibres à densité moyenne
  • Panneau dur
  • Panneau isolant
  • Bois de chauffage

De plus, l'auteur explique l'impact de la conjoncture économique sur chaque segment de marché. Grâce à cette approche, le rapport offre une vision à 360 degrés du secteur des produits forestiers et de ses perspectives d'évolution. Les chefs d'entreprise ont besoin d'une analyse précise du secteur pour réaliser des investissements et planifier leur réussite – ou anticiper de nouvelles perturbations économiques dues à des facteurs indépendants de leur volonté (comme la hausse de l'inflation).

À l'heure actuelle, nous n'en sommes encore qu'aux prémices de la reprise post-COVID-19, ce qui aura très probablement une incidence sur l'évolution du secteur à court terme. De plus, les pays sont confrontés à des difficultés liées à l'invasion de l'Ukraine et au climat de récession qui en découle.

Certains secteurs seront plus touchés que d'autres. L'objectif de cette analyse est de donner une première estimation de l'impact de ces facteurs sur ces marchés. Sans ces informations, les entreprises leaders du secteur auraient beaucoup plus de mal à se faire une idée précise du marché et à déterminer si les facteurs aggravants échappent ou non à leur contrôle.

Prenez le temps de consulter le rapport, accessible via le lien ci-dessus, et voyez comment la conjoncture économique peut influencer votre prise de décision stratégique.

 

Choisir le conditionnement le mieux adapté à votre produit

Les produits doivent être suffisamment emballés pour éviter tout dommage, mais personne ne souhaite dépenser plus que nécessaire pour l'emballage. Les responsables de l'emballage et de la palettisation auront tout intérêt à mieux comprendre les coûts en aval de la chaîne d'approvisionnement.

Au cours des dernières années, les chaînes d'approvisionnement des produits de grande consommation ont évolué vers des livraisons plus fréquentes et des commandes de plus petite taille. Cette approche a permis aux détaillants de réduire au minimum leurs stocks en transit tout en améliorant la disponibilité des produits, c'est-à-dire en veillant à ce que les articles recherchés par les clients soient en rayon. Cependant, une telle stratégie pose divers défis.

Les commandes de plus petite taille peuvent obliger les fournisseurs à constituer plusieurs palettes de références (SKU) en vue de leur livraison aux centres de distribution des détaillants. Une telle approche se traduit par une manutention supplémentaire lors de la préparation de la commande, ainsi qu’au centre de distribution, lors du tri et de la réception de ces mêmes commandes. De plus, les commandes des magasins de détail, plus petites et plus fréquentes, peuvent entraîner une augmentation du nombre de manipulations de caisses pour le personnel des centres de distribution, qui doit s’efforcer d’empiler des palettes stables en vue de leur livraison aux magasins.

Selon les experts, environ 90 % des dommages subis par les produits dans la chaîne d'approvisionnement des biens de grande consommation surviennent au niveau du centre de distribution ou du point de vente. Plus en aval dans la chaîne d'approvisionnement, les interactions entre les personnes et les produits sont plus nombreuses, ce qui augmente le risque de dommages.

Quelle est donc la quantité d'emballage optimale pour votre produit ? En fin de compte, c'est celle qui permet d'obtenir le coût total d'emballage le plus bas. Observez le graphique ci-dessous.

Coût de l'emballage et dommages causés au produit

La relation entre le coût de l'emballage et la quantité d'emballage est représentée en blanc, tandis que l'interaction entre le coût des dommages causés au produit et la quantité d'emballage est indiquée en rouge. Le coût total de l'emballage par colis (somme du coût de l'emballage et du coût des dommages) est représenté en violet.

Le coût par colis le plus bas se situe au point d'intersection entre le coût et les dommages. À ce stade, chaque centime supplémentaire dépensé pour un colis permettrait de réduire les dommages au produit d'un montant inférieur à un centime. À l'inverse, réduire le coût de l'emballage d'un centime entraînerait une augmentation des dommages supérieure à un centime.

Bien que cette approche semble évidente, on peut se demander pourquoi les dommages subis par les produits restent un problème récurrent. L'une des raisons pourrait être le manque de visibilité sur les dommages survenant plus en aval de la chaîne d'approvisionnement.

Si la conception de l'emballage ne tient pas compte de l'ensemble des coûts liés aux dommages subis par le produit, la décision d'emballage ne sera pas optimale. Une conception d'emballage non optimale laisse passer une occasion d'améliorer la chaîne d'approvisionnement.

En tenant mieux compte des coûts réels, le coût lié aux dommages subis par le produit augmente, ce qui donne lieu à un nouveau point d'intersection – un point qui impose un investissement supplémentaire dans l'emballage, comme le montre la figure 2 ci-dessous.

Graphique des coûts d'emballage optimaux

Le modèle Innventia AB (anciennement connu sous le nom de « courbe de Soras »), présenté ci-dessous, constitue un autre moyen de visualiser l'optimisation de l'emballage.

Modèle Innventia AB

Lorsqu'un produit est sous-emballé, les dommages excessifs qui en résultent ont un impact négatif sur l'environnement. De même, lorsqu'un produit est sur-emballé, cela entraîne un impact négatif sur l'environnement en raison de la consommation excessive de ressources et des déchets générés.

Pour déterminer si votre emballage offre une protection optimale du produit, il est essentiel de mettre en place un processus collaboratif au sein de la chaîne d'approvisionnement. Qu'il s'agisse d'emballages ou de palettes, un retour d'information plus précis sur la chaîne d'approvisionnement peut faire toute la différence.

Grâce à des informations plus précises, les concepteurs et les décideurs sont mieux à même d'évaluer les coûts en aval, ce qui leur permet de choisir l'emballage – ou la palette – le mieux adapté à la tâche.

Palettes en bois et virus Zika : ce qu’il faut savoir

Comment les moustiques franchissent les frontières

La propagation du virus Zika aux États-Unis a entraîné une modification des procédures d'exportation vers d'autres pays. Cela n'a toutefois pas changé la manière dont les palettes en bois sont préparées pour l'exportation. Comme décrit dans notre précédent article, les exigences de la norme NIMP 15 visent à empêcher la propagation des insectes xylophages au-delà des frontières internationales. Les moustiques ne sont pas des insectes xylophages. Les espèces de moustiques qui transmettent le virus Zika se reproduisent dans des flaques d'eau. Afin de prévenir la propagation du virus Zika, les conteneurs de fret et les avions font l'objet d'un traitement spécial.

Réglementation chinoise

Photo publiée sur Flickr, sous licence CC-BY 2.0.

Photo publiée sur Flickr, sous licence CC-BY 2.0.

La Chine, en particulier, applique cette règle de manière stricte. Selon l’American Journal of Transportation, l’obligation de fumigation imposée par la Chine s’applique à tous les envois en provenance des États-Unis depuis le 5 août 2016. Le 2 septembre, elle a modifié cette exigence pour qu’elle ne s’applique plus qu’aux envois en provenance de Floride. Les produits expédiés ne doivent pas nécessairement être soumis au processus de fumigation si certaines conditions sont remplies. Par exemple, la fumigation du conteneur vide avant le chargement de la marchandise est considérée comme acceptable. Une autre méthode consiste à maintenir la température à 15 °C ou moins pendant le transport. Les avions de passagers et de fret doivent également se conformer à ces réglementations. L'espace réservé au stockage des bagages et les zones de sièges passagers dans les avions commerciaux doivent être fumigés avant le départ. Les compagnies aériennes doivent fournir une preuve de fumigation au gouvernement chinois.

Conformité des palettes

Les entreprises de palettes en bois qui fournissent des palettes destinées à l'exportation ne sont pas tenues de procéder à la fumigation des conteneurs de fret. Les fournisseurs de palettes n'ont aucune obligation, au-delà des exigences de la norme NIMP 15, de certifier que le bois utilisé pour leurs palettes a été traité thermiquement. Les exigences de la norme NIMP 15 auxquelles les entreprises de palettes doivent se conformer visent à prévenir la propagation d'insectes xylophages susceptibles de nuire à la durabilité des forêts. L'Association nationale des palettes et conteneurs en bois (National Wood Pallet and Container Association) a travaillé en étroite collaboration avec le ministère américain de l'Agriculture (USDA) sur ce sujet et a déterminé :

Le virus Zika constitue un problème de santé publique lié aux moustiques, et non aux insectes xylophages. Par conséquent, le traitement thermique ou la fumigation des palettes en bois destinées à l'exportation, reconnus pour la conformité à la norme NIMP 15, ne s'appliquent pas à la conformité Zika de l'envoi. L'ensemble du chargement et du conteneur doit faire l'objet d'un traitement anti-moustiques et être certifié avant l'expédition. Aucune mesure ne peut être prise par un fabricant de palettes en bois pour garantir la conformité ZIKA de l'envoi de son client. Il incombe à l'expéditeur de s'assurer que l'ensemble de l'envoi est conforme aux exigences relatives au virus Zika.

Les marchandises importées non accompagnées d'une attestation de traitement anti-moustiques seront soumises à une fumigation par les autorités au port de déchargement en Chine, sans préavis. Il incombe au destinataire d'informer l'expéditeur (à l'origine) de la nécessité de fournir un certificat attestant du traitement avant le chargement de la marchandise.

Ces réglementations ont été mises en place pour empêcher la propagation du virus Zika par les moustiques. Le virus Zika a été découvert en Ouganda en 1947 et est répandu en Afrique et en Asie. Selon le CDC, au 14 septembre 2016, 43 cas de Zika contractés localement avaient été recensés aux États-Unis, tous en Floride. Ainsi, seules les expéditions en provenance de Floride et à destination de la Chine sont soumises à une fumigation ; toutefois, ces exigences sont susceptibles d'être modifiées. Au 14 septembre 2016, on comptait 3 132 cas de citoyens américains ayant contracté le virus Zika dans le cadre d'un voyage.

Ressources

La norme NIMP 15 et le développement durable

Historique de la norme NIMP 15

La Norme internationale pour les mesures phytosanitaires n° 15, communément appelée NIMP 15 dans le secteur, est une mesure phytosanitaire internationale élaborée par la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV). Selon sa documentation, son objectif principal est de « réduire le risque d’introduction et de propagation d’organismes nuisibles de quarantaine liés aux mouvements, dans le commerce international, de matériaux d’emballage en bois fabriqués à partir de bois brut ». Le libellé est exhaustif et couvre toutes les formes d'emballages en bois pouvant servir de vecteurs à des organismes nuisibles susceptibles de présenter un risque pour les arbres vivants.

La CIPV est un traité multilatéral entré en vigueur le 6 décembre 1951. En 2010, 74 pays participaient à ce programme. Selon la CIPV, « les NIPP fournissent des orientations harmonisées à l'échelle mondiale afin d'aider les pays à réduire au minimum les risques phytosanitaires sans créer d'obstacles injustifiés au commerce, ce qui, en fin de compte, facilite leurs exportations et leurs importations de végétaux et de produits végétaux ».

Comment les entreprises d'emballage en bois se conforment aux réglementations

En Amérique du Nord, toute entreprise du secteur du bois qui souhaite exporter du bois d'œuvre doit se conformer à ce programme. La méthode la plus courante pour se conformer aux normes NIMP 15 consiste à soumettre le bois d'œuvre à un traitement thermique. Pour que le bois d'œuvre réponde à ces normes, sa température interne doit atteindre 56 °C (132,8 °F) pendant 30 minutes dans un four. Certains types de bois, tels que le contreplaqué, les panneaux à copeaux orientés (OSB) et la sciure de bois, sont exemptés de ces normes car ils sont soumis aux exigences de traitement thermique au cours du processus de fabrication. Le traitement thermique du bois visant à respecter les normes NIMP 15 a pour objectif de réduire le risque de propagation des insectes xylophages.

Photo de Wikimedia, diffusée sous licence CC-BY 2.0

Photo de Wikimedia, diffusée sous licence CC-BY 2.0

Les entreprises de conditionnement en bois qui participent au programme NIMP 15 se voient attribuer un cachet portant un numéro unique, lequel doit être apposé de manière visible sur tous les produits destinés à l'exportation. Elles doivent tenir des registres écrits des arrivées de bois traité thermiquement et de toutes les commandes sortantes sur lesquelles ce cachet a été utilisé. Le respect de ces règles est contrôlé et assuré par des organismes tiers qui effectuent des visites mensuelles inopinées dans les entreprises de produits du bois afin de s'assurer que toutes les règles et réglementations sont respectées. Parmi les plus grandes sociétés d'inspection nord-américaines figurent Timber Products, le Pacific Lumber Inspection Bureau et le West Coast Lumber Inspection Bureau, qui travaillent en étroite collaboration avec les gouvernements américain et canadien. Si une entreprise de produits du bois ne respecte pas les règles du programme, son cachet peut lui être retiré et elle ne sera plus autorisée à certifier des produits du bois destinés à l'exportation.

La norme NIMP 15 et le développement durable

Les entreprises de bois d'œuvre et d'emballages en bois à travers l'Amérique du Nord ont largement adopté les normes NIMP 15, qui visent à protéger nos forêts contre les ravageurs xylophages. Selon le texte de la NIMP 15, « les ravageurs associés aux matériaux d'emballage en bois sont connus pour avoir des effets néfastes sur la santé des forêts et la biodiversité. La mise en œuvre de cette norme est considérée comme un moyen de réduire considérablement la propagation des ravageurs et, par conséquent, leurs effets néfastes ». En intégrant les protocoles de la NIMP 15 dans ses processus de fabrication et en atteignant des niveaux élevés de conformité au sein du secteur, l'industrie de l'emballage en bois renforcera son rôle de gardienne de cette ressource, réduisant ainsi le risque de propagation des insectes xylophages, ce qui contribuera à améliorer la durabilité des produits que nous fabriquons.

Ressources

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