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Pourquoi les palettes en bois constituent le meilleur choix pour la durabilité de la chaîne d'approvisionnement

Les palettes en bois sont l'équivalent moderne du couteau suisse dans les opérations de la chaîne d'approvisionnement. Elles servent à la fois de protection, de moyen de transport et d'unité de stockage pour d'innombrables articles expédiés chaque jour aux quatre coins du monde. Leur polyvalence et leur facilité de fabrication sont inégalées par tout autre équipement de manutention dans les opérations quotidiennes de logistique et d'expédition.

Au-delà de leur fonctionnalité, les palettes en bois sont considérées comme le choix idéal pour les entreprises qui souhaitent mettre en œuvre des mesures de développement durable dans leurs chaînes d'approvisionnement. Les palettes en bois présentent en effet plusieurs atouts majeurs qui en font le choix le plus judicieux à cet égard.

Au cours des prochaines semaines, dans le cadre de cette série consacrée aux emballages naturels, nous approfondirons le sujet et examinerons de plus près ce qui fait de la palette en bois un choix si judicieux pour atteindre les objectifs de développement durable.

Vous trouverez ci-dessous les 5 facteurs clés qui seront abordés dans les prochains articles de blog publiés ici sur NP. N'hésitez pas à les intégrer dans vos communications pour aider vos clients à comprendre pourquoi les palettes en bois constituent le meilleur choix pour les aider à atteindre leurs objectifs de durabilité en matière de chaîne d'approvisionnement.

  1. Ressource renouvelable : le bois est une ressource renouvelable, ce qui signifie qu'il peut être replanté et repousser, ce qui en fait un choix durable pour les matériaux d'emballage et d'expédition.
  2. Recyclables et biodégradables : contrairement aux alternatives en plastique ou en métal, les palettes en bois peuvent être recyclées ou se décomposer naturellement. Cela permet de réduire l'impact environnemental des palettes à la fin de leur durée de vie.
  3. Durables et réutilisables : les palettes en bois sont résistantes et peuvent être utilisées à plusieurs reprises, ce qui réduit la nécessité de les remplacer sans cesse et minimise les déchets.
  4. Économiques : les palettes en bois sont souvent moins chères que celles fabriquées dans d'autres matériaux, ce qui en fait un choix économique pour les entreprises qui souhaitent réduire leur empreinte écologique.
  5. Facilement disponibles : les palettes en bois sont faciles à trouver, ce qui facilite leur approvisionnement et leur utilisation dans les opérations de la chaîne d'approvisionnement.

Les palettes en bois constituent une solution durable, économique et largement accessible pour les entreprises qui souhaitent réduire leur impact environnemental et atteindre leurs objectifs de développement durable dans leur chaîne d'approvisionnement. Rejoignez-nous la semaine prochaine pour découvrir le bois en tant que ressource renouvelable. À bientôt.

Granulés de bois – Une critique de Nature’s Packaging

Les granulés de bois constituent une source d'énergie durable et renouvelable qui connaît un succès croissant depuis quelques années. Ce combustible issu de la biomasse peut être fabriqué à partir de nombreux types de produits forestiers, notamment de la sciure de bois compressée, des copeaux de bois et d'autres formes de matière organique.

Les granulés de bois constituent une source d'énergie alternative aux combustibles fossiles traditionnels. L'extraction des combustibles fossiles, comme le pétrole ou le charbon, peut nécessiter davantage de travail. Les granulés sont également beaucoup plus faciles à stocker que les sources d'énergie conventionnelles grâce à leur forme et à leur taille uniformes, ce qui facilite grandement leur transport. De plus, les granulés de bois ont un pouvoir calorifique supérieur à celui des autres biocarburants, ce qui permet d'améliorer le rendement de la combustion.

Les avantages des granulés de bois

En tant que source d'énergie alternative aux autres types de combustibles, les granulés de bois peuvent être utilisés pour alimenter des chaudières, des poêles et des foyers, tant dans le secteur commercial que résidentiel.

L'un des principaux avantages de l'utilisation des granulés de bois réside dans leur haut rendement énergétique. Les granulés étant fabriqués à partir de biomasse sous une forme plus dense, ils offrent un pouvoir calorifique supérieur à celui des autres biocombustibles actuels et brûlent plus longtemps que d'autres sources de biocombustibles, comme les copeaux de bois.

Cela en fait des solutions de chauffage idéales à long terme dans les régions froides où les températures descendent régulièrement en dessous de zéro. Leur faible teneur en humidité leur permet également de produire moins de fumée.

Le processus de fabrication des granulés de bois

Le processus de fabrication des granulés de bois se déroule en plusieurs étapes :

  • récolte
  • séchage
  • meulage
  • compression
  • emballage.

La production commence par la collecte de résidus et de déchets de bois, tels que les rémanents, la sciure ou les copeaux provenant des scieries, ainsi que les déchets de bois recyclés issus des palettes. Ces matériaux sont ensuite séchés afin de réduire leur teneur en humidité, avant d'être broyés en particules très fines. Une fois broyées et tamisées pour garantir une granulométrie homogène, ces particules sont comprimées sous haute pression pour former des cylindres appelés granulés, qui peuvent être facilement transportés et stockés sans occuper trop d'espace.

Types de granulés de bois

Il existe aujourd'hui sur le marché plusieurs types de granulés de bois, chacun possédant des propriétés qui lui sont propres et qui le rendent idéal pour diverses applications.

Les granulés de bois dur constituent un type très courant ; ils sont fabriqués à partir d'essences de bois dur telles que le chêne et l'érable. Ces granulés offrent un meilleur rendement énergétique grâce à leur forte densité et à leur faible teneur en humidité.

Il existe également des granulés de bois tendre, généralement composés d'essences plus tendres comme le pin ou l'épicéa. Bien qu'ils ne brûlent pas aussi fort que les granulés de bois dur, ils sont généralement plus abordables et mieux adaptés à un usage résidentiel.

Les résidus de palettes peuvent également être transformés en granulés de bois, et plusieurs entreprises du secteur des palettes se sont lancées dans cette activité.

Considérations relatives aux coûts

Les aspects financiers constituent un facteur important lorsqu'il s'agit de décider de passer ou non aux granulés de bois. Les granulés de bois peuvent offrir de nombreux avantages, notamment une combustion plus propre et même des économies à long terme. Il est toutefois important de prendre en compte les coûts initiaux liés à ce changement avant de franchir le pas.

Le premier élément à prendre en compte en termes de coûts est l'achat des granulés eux-mêmes. La vente en sacs de format industriel est généralement facturée à la tonne et se situe souvent entre 250 et 350 dollars la tonne ; ce prix dépend fortement de la région de production et des variations saisonnières.

Si vous envisagez d'utiliser des granulés de bois à domicile, vous devrez d'abord acheter un poêle ou un insert à granulés pour le chauffage ; le prix de ces appareils varie à partir de plusieurs centaines de dollars, en fonction de leur qualité et de leur taille. Des frais d'installation peuvent également s'appliquer si vous ne vous sentez pas à l'aise pour le faire vous-même.

Les sacs de granulés de bois, que vous trouverez sans doute dans votre magasin de bricolage local, peuvent coûter entre 15 et 30 dollars le sac de 40 livres, là encore en fonction de la région de production et des conditions météorologiques saisonnières.

Énergies renouvelables et impact environnemental

Les granulés de bois constituent une source d'énergie renouvelable de plus en plus prisée, car ils sont fiables, propres et économiques. Leur fabrication nécessite moins d'énergie que celle d'autres types de biocarburants ; toutefois, les granulés de bois posent eux aussi un certain nombre de problèmes liés à leur impact environnemental.

La combustion du bois à des fins de chauffage libère du dioxyde de carbone dans l'atmosphère, ce qui contribue au réchauffement climatique ; toutefois, par rapport à la combustion de combustibles fossiles tels que le charbon ou le pétrole, les granulés de bois peuvent générer globalement moins d'émissions. Cela dépend, entre autres, du type d'équipement utilisé pour la combustion.

Les granulés de bois se sont révélés être une source d'énergie renouvelable efficace, propre et fiable. Compte tenu de leurs nombreux avantages, tels que leur rentabilité et leur facilité de transport et de stockage par rapport à d'autres combustibles, il n'est pas étonnant que la demande en granulés de bois soit en hausse. De nombreux facteurs entrent en ligne de compte lorsqu'il s'agit de décider d'utiliser ou non les granulés de bois ; cependant, leur polyvalence en fait une option intéressante pour certaines entreprises et certains propriétaires.

 

Les forêts du Gabon

Les produits forestiers jouent un rôle crucial dans de nombreux pays et constituent une ressource importante. Au Gabon, ces produits ouvrent la voie à un avenir nouveau pour ce pays qui voit sa production pétrolière décliner et doit trouver d'autres sources d'investissement et de ressources.

Les lecteurs de NP savent que chez Nature’s Packaging, nous soutenons l’utilisation de bois issu de forêts gérées de manière durable. Le bois est un matériau aux multiples facettes, utilisé aussi bien dans la construction (bois massif) que dans la fabrication de meubles, de palettes et de caisses en bois.

Le gouvernement de ce petit pays africain est conscient que ses forêts constituent une opportunité d'ouvrir de nouveaux marchés et de créer des emplois pour ses citoyens.

Rejoignez Nature’s Packaging pour découvrir comment le pays s'efforce de trouver un équilibre entre son besoin de nouvelles recettes et la gestion durable de ses vastes ressources forestières.

L'Éden de l'Afrique

Surnommé « l’Éden de l’Afrique », le Gabon est un pays riche en forêts (qui couvrent environ 90 % de son territoire) et abrite l’un des plus grands troupeaux d’éléphants au monde. Depuis des décennies, cependant, son économie repose sur la production pétrolière. À différentes époques de son histoire, ce secteur a permis de protéger l’économie du pays des fluctuations majeures liées aux difficultés économiques générales de l’Afrique.

Cependant, alors que ses réserves de pétrole estimées commencent à s'épuiser, le gouvernement s'est tourné vers ses forêts pour opérer la transition d'une économie reposant principalement sur le pétrole vers une économie diversifiée fondée sur les produits forestiers. Le défi consiste à trouver un équilibre entre la nécessité d'exploiter ces ressources, la préservation de ses précieuses forêts et les effets du changement climatique observés à l'échelle mondiale.

Pour préserver cet équilibre, les autorités gabonaises ont mis en place des règles strictes en matière d'exploitation forestière, qui permettent à la plupart des arbres de rester sur pied et de devenir du bois de forêt ancienne. En effet, ces règles strictes limitent l'abattage à deux arbres par hectare tous les 25 ans. De plus, pour lutter contre l'exploitation forestière illégale, elles ont mis au point un programme permettant de suivre les grumes grâce à des codes-barres.

Autrefois, le Gabon exportait la majeure partie de son bois brut vers d'autres pays afin qu'ils le transforment. Cette situation a changé suite à l'adoption d'une législation gouvernementale interdisant la vente directe de matières premières à l'étranger (la France était un client important). Aujourd'hui, le gouvernement s'efforce de créer des zones économiques industrielles offrant des allègements fiscaux et d'autres mesures incitatives afin d'encourager les entreprises à construire des usines et des installations leur permettant de fabriquer elles-mêmes des produits forestiers finis. Parmi celles-ci, on peut citer :

  • Mobilier
  • Produits en contreplaqué
  • Placages issus d'essences exotiques

Afin d'évaluer les terres forestières intérieures et de s'orienter vers une gestion durable d'une zone aussi vaste, les autorités gabonaises ont mis en place une station de recherche par satellite pour surveiller et constituer une base de données sur les zones les plus dégradées par l'activité industrielle. Cela a directement conduit à une diminution de l'exploitation forestière illégale et de la déforestation en général. Certaines des zones auparavant dégradées ont ensuite été réaffectées à des activités agricoles plus industrielles, comme la culture de l'huile de palme.

Ces mesures de conservation et cette gestion active et durable ont également permis un essor de la population d'éléphants. Dans les années 1990, la population d'éléphants au Gabon s'élevait à environ 60 000 individus. Aujourd'hui, elle dépasse les 95 000 individus. On dit souvent que les éléphants sont le signe d'une forêt florissante, et il ne fait aucun doute que les éléphants du Gabon se portent à merveille.

Le Gabon et les produits forestiers

Grâce à l'essor de son secteur du placage, le Gabon est devenu le premier producteur de placages exotiques d'Afrique. La richesse de ses ressources en bois exotiques en a fait un matériau très prisé pour la fabrication de meubles haut de gamme et de produits dérivés du bois. Le pays développe par ailleurs activement son secteur de la fabrication de contreplaqué en créant des zones économiques spéciales stratégiquement situées à proximité des ressources et des populations en quête d'emploi.

L'industrie du bois au Gabon représente plus de 30 000 emplois, et ce chiffre devrait augmenter à mesure que les travailleurs des secteurs pétrolier et gazier se réorientent vers des emplois liés à la forêt. Ces 30 000 emplois représentent déjà environ 7 % de la main-d'œuvre totale disponible.

Le Gabon et le carbone

En tant que deuxième plus grand réservoir de carbone séquestré par les zones forestières (l'Amazonie étant le premier), le marché mondial des crédits carbone, en plein essor, a ouvert de nouvelles perspectives au Gabon pour tirer profit de la séquestration naturelle du carbone par ses forêts sur le marché du carbone. Le pays a sollicité et obtenu des certifications de compensation carbone délivrées par des auditeurs indépendants.

Cette décision n'a toutefois pas été sans susciter la controverse, les autorités gabonaises ayant choisi de revoir leur méthode de calcul des crédits et ayant depuis multiplié par quatre le volume de leurs crédits carbone disponibles, qui s'élève désormais à plusieurs dizaines de millions de dollars. On craint que le marché ne soit inondé de ces crédits, ce qui ferait baisser les prix de manière générale et remettrait en cause la validité même de ces crédits. Les responsables gouvernementaux ont présenté cette initiative comme un modèle permettant de tirer parti des nouveaux marchés pour financer la conservation de leurs terres forestières.

Si l'histoire du Gabon en matière de produits forestiers en tant que ressource continue de s'écrire au fil du temps, le modèle qu'il a proposé à d'autres pays africains a incité ces derniers à exploiter ce type de ressources là où elles sont disponibles. La question est toutefois de savoir si ces autres pays respecteront les principes de gestion durable des terres forestières tout en répondant aux besoins en matière d'opportunités économiques. Seul l'avenir nous le dira.

Produits forestiers américains – Bilan annuel du marché 2015-2021

Le marché des produits forestiers aux États-Unis se porte bien, mais pour combien de temps encore ? Les pressions macroéconomiques mondiales entraînent une hausse des prix dans tous les secteurs, des palettes en bois aux articles ménagers de première nécessité, et le secteur des produits forestiers n'échappe pas à cette tendance. Depuis le début de l'année 2020, les mesures de confinement et de protection de la santé et de la sécurité publique liées à la pandémie de COVID-19 ont pratiquement paralysé l'économie mondiale. Aujourd'hui, nous sortons encore de notre hibernation, pour ainsi dire, mais il y a aussi de nombreuses raisons d'être optimiste.

Le secteur des produits forestiers a relativement bien résisté à la pandémie et aux confinements qui ont suivi. Cela ne signifie pas pour autant que de sérieux défis ne subsistent pas, mais les perspectives générales s'annoncent positives. Dans cette optique, voici un résumé des principaux enseignements à tirer du dernier rapport intitulé « U.S. Forest Products Annual Market Review and Prospects, 2015-2021 » (Bilan annuel et perspectives du marché américain des produits forestiers, 2015-2021).

Objectif de l'analyse annuelle du marché

Cette étude annuelle du marché vise à dresser un bilan complet du secteur des produits forestiers, avec notamment une analyse détaillée de chaque segment de marché, tels que le bois scié de résineux et le bois scié de feuillus. Le rapport met également en lumière les tendances qui influencent la consommation de produits forestiers. L'essor du marché immobilier en est un excellent exemple, la demande en bois brut et en matériaux de construction restant à un niveau historiquement élevé.

Il est même brièvement évoqué comment l'énergie issue de la biomasse s'inscrit dans la politique du gouvernement fédéral en matière de développement durable et de lutte contre le changement climatique. Dans l'ensemble, chacun de ces facteurs contribue à brosser un tableau complet de l'industrie américaine des produits forestiers. L'auteur de cette étude, Delton Alderman, a pris en compte tous les éléments susceptibles d'influencer l'évolution du secteur au cours des cinq prochaines années environ.

Situation actuelle du marché des produits forestiers

Il est intéressant de noter que la conclusion du rapport est la suivante : la fin de la pandémie de Covid-19 continue d’influencer l’économie américaine dans son ensemble, et le secteur des produits forestiers ne fait pas exception. Plus précisément, l’analyse identifie comme principaux facteurs de perturbation la baisse de la demande mondiale en produits du bois, les événements géopolitiques et les différends commerciaux qui perdurent depuis plusieurs années.

Mais selon l'auteur du rapport, un marché immobilier américain en bonne santé devrait profiter à l'industrie des produits forestiers, car les prix de l'immobilier continuent d'augmenter parallèlement à une pénurie de logements disponibles à la vente, la construction de logements neufs ne parvenant tout simplement pas à suivre le rythme de la demande des consommateurs. Il s'agit là d'un aperçu général du rapport ; examinons donc plus en détail les informations et les données qui le composent.

Informations et données figurant dans le rapport annuel sur le marché

L'auteur du rapport approfondit son analyse en examinant des informations et des statistiques axées sur les produits forestiers. L'étude se penche sur la consommation, le commerce, les prix, le crédit, la production et les effets macroéconomiques mentionnés précédemment. L'analyse classe chaque segment de marché par catégorie. L'inconvénient est que la terminologie utilisée par l'auteur peut différer de celle que vous employez en interne au sein de votre entreprise ou de votre secteur. En outre, le rapport contient également des données sur les prix des produits, le commerce international, les marchés nationaux et les initiatives politiques.

Quand le rapport annuel sur le marché est-il publié ?

Publié en collaboration avec le ministère américain de l'Agriculture, le rapport « U.S. Forest Products Annual Market Review and Prospects, 2021-2025 » paraît chaque année. La principale différence cette année réside dans l'ampleur et l'importance des perturbations provoquées par la pandémie de COVID-19. C'est pourquoi le rapport examine le marché dans son ensemble plutôt que de se concentrer sur un seul sous-secteur.

La période considérée peut varier d'un rapport à l'autre, car la conjoncture économique détermine jusqu'à quel horizon les acteurs du secteur doivent se projeter pour identifier les tendances à court terme. Cette fois-ci, le rapport présente les défis auxquels le secteur pourrait être confronté entre 2021 et 2025. Il s'agit de la période minimale nécessaire pour mener une analyse statistique rigoureuse visant à prévoir les tendances en les comparant aux données historiques. À partir de là, l'étude détaille les statistiques et les principaux facteurs d'influence pour chaque catégorie de produits forestiers.

Catégories de produits forestiers mentionnées dans le rapport

Selon la définition des produits forestiers donnée dans le rapport, le marché américain peut être divisé en plusieurs catégories :

  • Production, commerce et consommation de produits du bois
  • Bois résineux scié
  • Commerce de grumes de résineux
  • Bois dur scié
  • Commerce de grumes de feuillus
  • Bois à pâte
  • Mobilier
  • Panneaux de construction
  • Produits en bois d'ingénierie
  • Contreplaqué de feuillus
  • Panneaux de particules et panneaux de fibres à densité moyenne
  • Panneau dur
  • Panneau isolant
  • Bois de chauffage

De plus, l'auteur explique l'impact de la conjoncture économique sur chaque segment de marché. Grâce à cette approche, le rapport offre une vision à 360 degrés du secteur des produits forestiers et de ses perspectives d'évolution. Les chefs d'entreprise ont besoin d'une analyse précise du secteur pour réaliser des investissements et planifier leur réussite – ou anticiper de nouvelles perturbations économiques dues à des facteurs indépendants de leur volonté (comme la hausse de l'inflation).

À l'heure actuelle, nous n'en sommes encore qu'aux prémices de la reprise post-COVID-19, ce qui aura très probablement une incidence sur l'évolution du secteur à court terme. De plus, les pays sont confrontés à des difficultés liées à l'invasion de l'Ukraine et au climat de récession qui en découle.

Certains secteurs seront plus touchés que d'autres. L'objectif de cette analyse est de donner une première estimation de l'impact de ces facteurs sur ces marchés. Sans ces informations, les entreprises leaders du secteur auraient beaucoup plus de mal à se faire une idée précise du marché et à déterminer si les facteurs aggravants échappent ou non à leur contrôle.

Prenez le temps de consulter le rapport, accessible via le lien ci-dessus, et voyez comment la conjoncture économique peut influencer votre prise de décision stratégique.

 

Biomasse ligneuse : une étude sur les emballages naturels – 2e partie

***La série « Les emballages de la nature » se poursuit cette semaine avec la biomasse ligneuse – 2e partie***

 

Comment la biomasse ligneuse produit-elle de l'énergie ?

La biomasse ligneuse permet de produire de l'énergie par plusieurs méthodes :

Combustion

La combustion de la biomasse est l'une des plus anciennes sources d'énergie exploitables. Elle consiste à brûler du bois pour produire de la chaleur.

Il s'agit d'une réaction chimique au cours de laquelle l'oxygène et la biomasse se combinent à haute température pour produire de la vapeur d'eau, du dioxyde de carbone et de la chaleur.

La combustion est un procédé largement utilisé pour produire de l'électricité, qui constitue une source d'énergie efficace, économique et pratique.

Gazéification

La gazéification consiste à transformer la biomasse ligneuse en gaz combustible. Ce gaz peut ensuite servir à alimenter des moteurs. Le processus de gazéification nécessite une faible quantité d'oxygène et, lorsqu'il est utilisé pour transformer des matières carbonées solides, il peut également produire un gaz riche en hydrogène.

Pyrolyse

La pyrolyse est une méthode prometteuse pour produire de l'énergie à partir de déchets. Lors de la pyrolyse, le bois est chauffé en l'absence d'oxygène afin de produire un combustible liquide ou solide.

La pyrolyse de la biomasse consiste à décomposer la matière organique en chaînes moléculaires plus simples à l'aide de la chaleur. Ce procédé permet non seulement de produire de l'énergie, mais aussi des carburants et d'autres produits chimiques. Les carburants obtenus par pyrolyse rapide pourraient contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre des véhicules de 51 % à 96 %.

Le chauffage de la biomasse permet de la décomposer en cellulose, en lignine et en hémicellulose. Ces composants peuvent être utilisés pour produire de l'énergie par combustion ou par d'autres moyens.

Autres produits issus de la biomasse ligneuse

La biomasse ligneuse est une ressource polyvalente qui peut servir à fabriquer de nombreux types de produits ; en voici quelques-uns :

Biochar

Nous avons déjà abordé le sujet du biochar dans un précédent article du blog Nature’s Packaging. Le biochar est une forme de carbone issue de sources de biomasse telles que les copeaux de bois, les résidus végétaux et d’autres déchets agricoles. Il est produit dans le but de transformer le carbone issu de la biomasse en une forme plus stable, un processus également appelé « séquestration du carbone ».

Le biochar n'est pas, en réalité, un produit unique. Il s'agit plutôt d'un ensemble de différentes formes de carbone noir dont la composition chimique et physique varie en fonction des matières premières d'origine, du procédé de fabrication, des méthodes de refroidissement et des conditions générales de stockage.

Vinaigre de bois

Le vinaigre de bois est un sous-produit liquide issu de la fabrication du charbon de bois. Il s'agit d'un liquide obtenu à partir de la combustion et des gaz dégagés par la combustion de bois vert en milieu anoxique. Lorsque ces gaz se refroidissent, ils se condensent et le liquide qui en résulte est un produit de type vinaigre. Le vinaigre de bois brut contient plus de 200 composés chimiques

Le vinaigre de bois est utilisé pour améliorer la qualité du sol, éliminer les nuisibles et réguler la croissance des plantes. Il accélère la croissance des racines, des tiges, des tubercules, des feuilles, des fleurs et des fruits, mais peut s'avérer très toxique pour les plantes si l'on en utilise en trop grande quantité. Le vinaigre de bois est sans danger pour la matière vivante et les organismes de la chaîne alimentaire, en particulier pour les insectes qui contribuent à la pollinisation des plantes.

Polymères et composites à base de bois

Le recyclage du bois issu de déchets de fin de vie provenant des emballages, des débris de construction et des déchets de démolition, puis la combinaison de ces matériaux avec des plastiques pour former des composites bois-polymère (WPC), permet d'obtenir des produits à base de bois résistants qui offrent de très nombreuses possibilités d'utilisation. Ces composites recyclés ont un impact environnemental très faible en termes de potentiel de réchauffement global (PRG) et d'effet de serre. La polyvalence des composites bois-polymère permet de créer des produits présentant des valeurs de résistance prédéterminées qui correspondent à leurs nombreuses applications.

Matières premières chimiques

Autrefois, la transformation de la biomasse ligneuse en combustibles ou en autres produits primaires représentait un véritable défi. La lignine présente était difficile à extraire. Aujourd'hui, grâce à la décomposition thermodynamique et à la chimie, la lignine peut être extraite et s'avère très efficace en tant qu'additif biopolymère dans les formules adhésives ; elle peut également être transformée en agents liants, agents dispersants et stabilisateurs d'émulsion. Cela signifie que sa polyvalence dans des applications chimiques multifonctionnelles en fait un excellent composant dans les processus de fabrication chimique.

La biomasse ligneuse à l'horizon

Les progrès technologiques dans le domaine des sciences des produits forestiers permettent chaque année de trouver de nouvelles utilisations fonctionnelles à la biomasse ligneuse. Ressource durable et source d'énergie renouvelable, celle-ci constitue un catalyseur respectueux de l'environnement qui trouve aujourd'hui de nouvelles applications dans le domaine de la science des matériaux.

Alors que les besoins en sources d'énergie ne cessent de croître, la biomasse ligneuse vient compléter d'autres sources d'énergie naturelles telles que l'éolien et le solaire, et garantit la sécurité énergétique des industries manufacturières et de production. C'est pourquoi les entreprises explorent aujourd'hui de nombreuses solutions différentes en matière de bioénergie.

Le développement de technologies visant à renforcer la viabilité économique de la biomasse ligneuse garantit un avenir durable pour la production d'énergie. Son caractère renouvelable, sa neutralité carbone et son faible impact environnemental en font une ressource idéale pour répondre aux besoins futurs.

 

Pratiques d'exploitation forestière durable

Pour certaines personnes, les mots « durable » et « exploitation forestière » ne font tout simplement pas bon ménage. Les pratiques d’exploitation forestière d’autrefois ont parfois mis les forêts à rude épreuve et perturbé les écosystèmes indigènes. Aujourd’hui, les pratiques forestières durables, qui incluent l’exploitation et la récolte des arbres, coexistent sans problème avec la préservation de forêts florissantes.

L'exploitation forestière durable : les débuts

Les pratiques d'exploitation forestière ont d'abord reposé sur la hache, la scie manuelle et la main-d'œuvre humaine. Elles ont été bouleversées par l'arrivée des machines motorisées. Au début, alors que les volumes de bois augmentaient de manière exponentielle grâce à ces nouvelles capacités, les méthodes d'exploitation sont restées fidèles aux pratiques traditionnelles pendant un certain temps. Ces pratiques ont perturbé la faune, les espèces végétales indigènes et la jouissance des espaces naturels.

Si la coupe à blanc est encore pratiquée aujourd'hui, elle est désormais mieux maîtrisée et vise à optimiser la régénération des peuplements.

À mesure que la prise de conscience environnementale et climatique s'est accrue, les affrontements virulents avec l'industrie forestière sont devenus bien trop fréquents.

En 1972, les États-Unis se sont engagés dans une nouvelle voie. Avec l'adoption de la loi sur la qualité de l'eau (Clean Water Act), des politiques environnementales ont été inscrites dans la législation à l'échelle nationale. Les réglementations locales, régionales et fédérales mettaient l'accent sur la santé des forêts et une gestion responsable.

Mais l'exploitation forestière ne pouvait pas s'arrêter du jour au lendemain. Ce secteur fournissait, et continue de fournir, du bois et d'autres produits forestiers indispensables aux consommateurs du monde entier. L'exploitation des ressources forestières constituait le pilier économique de nombreuses communautés à travers le pays.

C'est en conciliant ces besoins contradictoires qu'ont vu le jour les pratiques d'exploitation forestière durable. L'ancienne méthode de coupe à blanc détruisait les forêts et compromettait la viabilité économique des terres. Les pratiques durables permettent quant à elles aux deux de prospérer.

Les pratiques d'exploitation forestière durable profitent à tout le monde, des employés des entreprises forestières aux campeurs qui profitent d'un week-end en forêt.

La gestion durable des forêts peut même contribuer à atténuer le changement climatique.

Aperçu de l'exploitation forestière durable

Le principe fondamental de l'exploitation forestière durable consiste à trouver un équilibre entre l'importance économique des produits forestiers et l'importance écologique de forêts saines. Cela nécessite une stratégie globale pour chaque site d'exploitation potentiel.

Une façon d'aborder la durabilité consiste à concevoir l'exploitation forestière de manière à reproduire les effets de la nature. Les forêts sont façonnées par le vent, le feu, les inondations et d'autres phénomènes naturels. Les arbres meurent et sont remplacés dans les forêts sans aucune intervention humaine.

Une sylviculture durable repose également sur un choix judicieux des sites d'exploitation. Les forêts anciennes qui ne font généralement pas l'objet d'une exploitation commerciale devraient être laissées intactes, afin de préserver les écosystèmes et les habitats qui s'y sont développés.

Pour les terres ayant fait l'objet d'une exploitation forestière par le passé, une exploitation durable commence par une connaissance approfondie, de la part des forestiers, des caractéristiques naturelles et de l'état actuel de chaque parcelle boisée.

Pratiques d'exploitation forestière durable

Il n'y a pas deux parcelles exploitées exactement de la même manière. L'exploitation forestière durable mobilise une équipe d'experts qui réalisent une analyse approfondie de la zone. Biologistes, géologues, écologistes et autres spécialistes apportent leur expertise à chaque projet.

Chaque projet a ses propres caractéristiques. Cependant, des pratiques d'exploitation forestière durable similaires sont mises en œuvre sur des sites à travers le pays et, de plus en plus, partout dans le monde.

Exploitation forestière en mosaïque

Alors qu'autrefois, une entreprise rasait toute une forêt, l'exploitation forestière durable est aujourd'hui bien plus ciblée et précise.

L'abattage d'arbres sur une petite superficie permet à la forêt environnante de s'adapter à la clairière comme elle le ferait face à un phénomène naturel. En espaçant suffisamment les zones d'abattage, on préserve l'habitat et la biodiversité.

Le type d'arbre et son développement, les conditions du sol et d'autres facteurs déterminent le nombre d'arbres pouvant être abattus sur une zone donnée. Dans les régions où les incendies ou les tempêtes destructrices sont fréquents, l'environnement naturel peut permettre la régénération d'une superficie plus étendue.

L'exploitation forestière par parcelles laisse des arbres sur place dans une zone exploitée afin de mieux reproduire les conditions naturelles. Elle permet également de préserver les espèces d'arbres menacées ou qui jouent un rôle essentiel dans l'équilibre de l'écosystème.

L'exploitation forestière durable s'effectue par cycles. Certains modèles préconisent que la durée d'un cycle ne soit pas inférieure à 80 ans. Cela permet à la forêt de se régénérer et de produire en permanence des arbres prêts à être abattus.

Les zones qui ont été déboisées sont replantées avec des jeunes arbres. L'apparition d'herbes sauvages attire la faune dans la clairière, et l'écosystème évolue et se développe.

Récolte sélective

L'abattage sélectif consiste à prélever des arbres isolés, ce qui permet d'éclaircir la forêt et d'offrir aux arbres plus petits déjà présents davantage d'espace et de lumière pour se développer. Ce type d'exploitation forestière durable est particulièrement bénéfique dans les régions tropicales où aucun phénomène naturel ne reproduit les effets d'une coupe à blanc.

Une exploitation sélective préserve le sous-bois. Cela contribue à prévenir l'érosion des sols et à préserver la santé de l'écosystème dans son ensemble.

Tant l'exploitation forestière en mosaïque que l'exploitation forestière sélective et durable nécessitent moins de routes, qui sont en outre plus petites, ainsi que moins de matériel, ce qui réduit les dommages causés à la forêt environnante. Une attention particulière est accordée à la protection des arbres non abattus.

Autres avantages de l'exploitation forestière durable

L'exploitation forestière durable présente des avantages environnementaux supplémentaires. Les arbres abattus et les zones exploitées sont maintenus à bonne distance des cours d'eau afin de réduire au minimum l'érosion et le ruissellement. Un espace suffisant est laissé entre les zones exploitées afin de préserver un habitat continu pour la faune.

L'exploitation forestière durable offre également un environnement de travail plus sûr. La présence d'un nombre réduit de personnes et d'équipements dans chaque zone contribue à diminuer les risques d'accident.

Exploitation forestière durable : gestion forestière et changement climatique

L'exploitation forestière durable peut jouer un rôle majeur dans la gestion des forêts. Une forêt non exploitée n'est pas nécessairement une forêt en bonne santé. Le travail nécessaire à l'analyse d'une forêt ou d'un peuplement avant l'abattage fournit des informations précieuses.

Ces informations comprennent des analyses du sol, de la géographie et de la santé des arbres. Les espèces envahissantes sont répertoriées, tout comme la biodiversité, l'habitat et la densité de la faune sauvage, l'érosion, ainsi que toute maladie ou tout dommage présent dans la zone.

L'abattage constitue parfois la première étape pour rétablir la santé d'une forêt. En retirant les arbres malades, endommagés ou de mauvaise qualité, on favorise la croissance des arbres de meilleure qualité. C'est ce qu'on appelle une coupe d'amélioration.

Les branches et autres résidus de bois laissés sur place après cet abattage soigneux constituent un habitat pour la faune sauvage tout en se décomposant et en enrichissant le sol. L'élimination des arbres, lianes et autres plantes envahissantes crée des conditions plus favorables pour les arbres restants.

Les gestionnaires forestiers ont recours à des pratiques d'exploitation durable et les adaptent afin d'améliorer la santé globale de leurs forêts, même lorsqu'aucun arbre n'est abattu pour le bois d'œuvre.

La sylviculture durable occupe également une place de plus en plus centrale dans la lutte contre le changement climatique. Une exploitation forestière durable peut permettre d'augmenter le nombre d'arbres et de favoriser la croissance d'arbres plus sains, capables de capturer davantage de carbone.

Les forêts tropicales revêtent un intérêt particulier dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Actuellement, 1,5 million de miles carrés de forêts tropicales font l'objet d'une exploitation forestière sélective. L'adoption généralisée de pratiques d'exploitation sélective permettrait à ces forêts de conserver une grande partie de leurs réserves de carbone et de leur biodiversité, tout en continuant à soutenir les économies locales.

Les pratiques d'exploitation forestière durable allient bon sens, études approfondies et nouvelles technologies afin d'améliorer la santé des forêts à travers le monde. Parallèlement, elles assurent une stabilité économique à de nombreuses communautés et répondent à la demande constante en bois d'œuvre et autres produits forestiers.

 

Le bois sur le Web : Dovetail Partners

Ce mois-ci, Nature’s Packaging vous propose une nouvelle ressource en ligne très intéressante qui met en lumière la polyvalence de l’industrie forestière et les opportunités qu’elle offre en matière d’emploi, d’initiatives de développement durable, de connaissances économiques et de politiques publiques.

Ce mois-ci, nous mettons à l'honneur le site web de Dovetail Partners (www.dovetailinc.org), une organisation à but non lucratif de type 501(c)(3) qui se consacre à la collaboration, à la résolution de problèmes et à la création d'emplois dans les secteurs liés aux ressources forestières et aux produits dérivés du bois.

La mission de Dovetail Partners

Chez Dovetail Partners, tout repose sur la collaboration. Leur approche consiste à travailler avec des particuliers et des organisations pour développer des idées, des systèmes, des modèles et des programmes novateurs et pertinents qui traitent des décisions et des répercussions liées aux politiques gouvernementales et d'entreprise, à l'aménagement du territoire et aux choix de consommation. Ils s'efforcent également de mettre en place des programmes qui favorisent la création d'emplois et améliorent la qualité de l'emploi dans les secteurs liés aux ressources naturelles, tels que la gestion forestière et les produits forestiers.

Services Dovetail

Dovetail propose aux organisations une gamme de services qui les accompagnent à chaque étape, de la conception des thèmes à la gestion de projet, en passant par la collecte de données :

  • Développement d'idées – élaborer des idées pour atteindre les résultats souhaités.
  • Gestion de projet – une équipe, des compétences et des connaissances pour garantir le bon déroulement des projets.
  • Collecte de données – rechercher les données scientifiques disponibles pour traiter un sujet et tirer parti de l'expertise et du réseau pour combler les lacunes.
  • Analyse – analyse des données et des informations visant à donner une image claire des résultats.
  • Rédaction de rapports – structurer les idées, les données et les analyses dans un document qui présente clairement les résultats escomptés.
  • Sensibilisation – proposer des produits destinés à inspirer et à encourager une réflexion approfondie sur l'avenir.

Projets Dovetail

Dovetail Partners a réalisé un large éventail de rapports couvrant de nombreux secteurs d'activité. Tous ces rapports peuvent être téléchargés sur leur site web https://www.dovetailinc.org/portfolio.php.

Parmi les plus pertinents pour les industries des produits forestiers, on peut citer :

Ressources forestières mondiales et commerce du bois

Ce rapport présente une analyse des ressources forestières à l'échelle mondiale, tant du point de vue de l'offre que de la demande (approvisionnement en matières premières, commerce, transformation/production, consommation). Bien que d'envergure mondiale, il se concentre principalement sur les États-Unis, en raison notamment de son public cible. Il propose des analyses détaillées des marchés du bois tropicaux et boréaux, accompagnées de graphiques et de données faciles à comprendre. Il se termine par un aperçu des tendances du marché et de l'impact des politiques mondiales sur le commerce et les marchés.

Introduction à l'économie circulaire

Le présent rapport définit l'économie circulaire selon la définition de la CEE-ONU (Commission économique des Nations Unies pour l'Europe). Il s'agit d'un système de production et de consommation qui minimise les déchets, optimise l'utilisation des ressources tout en réduisant au minimum la pollution, régénère le capital naturel, crée des opportunités d'emploi et d'entrepreneuriat, et repense la production et la consommation dans une perspective de cycle de vie et de recyclage. Le rapport présente des exemples de son application dans le secteur des industries des ressources naturelles et forestières, ainsi que les opportunités générées par cette application.

Stockage du carbone, marchés des crédits carbone et forêts

Ce rapport de Dovetail porte principalement sur les crédits carbone générés par les activités des industries forestières, sur les marchés existants et ceux en cours de développement, ainsi que sur le fonctionnement général du marché, de la source jusqu’à l’actif. Bien que le cadre soit de nature mondiale, le rapport se concentre plus particulièrement sur les États-Unis. Il réussit également très bien à distinguer les marchés volontaires des marchés réglementés, et à mettre en évidence leurs différences en termes de portée et de développement.

Pourquoi des palettes en bois et des conteneurs ?

Chez Nature’s Packaging, notre objectif est de vous tenir informés des forces qui auront un impact politique et économique sur notre secteur. Il s’agit de sujets et de thèmes qui font l’objet de discussions, d’analyses et de mises en œuvre de la part de secteurs entiers et de grandes organisations qui sont les clients de l’industrie des palettes et conteneurs en bois. Nous devons rester informés grâce à des données et des informations fiables et pertinentes qui nous permettent de rester « dans la course » et même d’étendre nos capacités pour nous aligner sur ces initiatives. L’analyse du cycle de vie est un excellent point de départ, mais nous devons aller plus loin, sinon nous serons supplantés par un marketing plus efficace.

Le bois fait bouger le monde – Les emballages en bois dans l'espace

Vous est-il déjà arrivé de lever les yeux vers le ciel et de vous demander : « Les palettes, c'est sympa, mais utilise-t-on des emballages en bois dans l'espace » ? Vous n'êtes pas le seul ! Dans cet article de Nature’s Packaging, nous allons nous aventurer là où aucun emballage en bois n'est jamais allé et découvrir comment le bois sera bientôt envoyé dans l'espace grâce à une collaboration entre Arctic Astronautics Ltd., UPM Plywood, l'Agence spatiale européenne et Huld Design.

Commençons par passer rapidement en revue d'autres projets spatiaux dans lesquels le bois a joué un rôle. Du début des années 1970 jusqu'auXXIe siècle, la Chine a testé l'utilisation de tuiles en chêne blanc comme bouclier ablatif sur ses satellites de la série FSW. Cette solution s'est avérée efficace, car les tuiles en chêne blanc s'échauffaient et se carbonisaient, formant ainsi une couche protectrice lors de la rentrée dans l'atmosphère terrestre.

Le satellite WISA® Wood Cube (ou WoodSat) est un nanosatellite unique en son genre qui intègre du contreplaqué dans sa structure. Un nanosatellite pèse généralement moins de 10 kg et présente une forme cubique de 10 cm x 10 cm x 10 cm. Il est conçu pour être polyvalent et peu coûteux. Cela permet aux chercheurs de le lancer dans l'espace en tant que partie d'une charge utile plus importante ou dans l'atmosphère à l'aide d'un ballon-sonde à haute altitude.

« La mission de ce satellite consiste à tester l'aptitude des matériaux en bois, en particulier du contreplaqué WISA-Birch, à être utilisés dans les structures des engins spatiaux, et à les exposer pendant une longue période à des conditions spatiales extrêmes, telles que la chaleur, le froid, le vide et les rayonnements. » - UPM

Le WISA® WoodSat s'inspire d'un modèle Kitsat proposé par Arctic Astronautics. Le Kitsat est une réplique de satellite entièrement fonctionnelle, conçue à des fins pédagogiques et pour les amateurs d'astronautique. Vous pouvez vous procurer un Kitsat, avec ses accessoires et ses pièces de rechange, pour environ 2 000 dollars américains.

Le contreplaqué WISA® utilisé pour le véritable satellite est fourni par UPM. UPM est une entreprise européenne qui se consacre à la fabrication de produits recyclables issus de ressources renouvelables. Le contreplaqué lui-même est un contreplaqué de bouleau standard, sélectionné à la main pour ce projet, spécialement recouvert d’un vernis UV industriel et séché sous vide thermique. Tout cela dans le but de protéger le petit satellite contre le rayonnement UV dans l’espace. Voici une superbe vidéo illustrant ce processus.

L'ESA, ou Agence spatiale européenne, s'intéresse à ce projet visant à tester l'utilisation future du bois dans les plateformes spatiales. Elle fournira l'ensemble de capteurs et les composants électroniques qui permettront de surveiller les conditions environnementales et l'intégrité de WoodSat pendant son déploiement dans l'espace.

Huld (contraction des mots « Humane » et « Bold ») est une entreprise européenne spécialisée dans la conception technologique qui opère dans le secteur spatial depuis la fin des années 1980. Dans le cadre du projet WoodSat, elle fabrique le bras de caméra déployable, de conception unique, ainsi que les rails de lancement en aluminium destinés à la mission. Eh oui, le WoodSat sera équipé d’une perche à selfie pour filmer et prendre des photos.

WISA Wood Satellite

La mission s'est déroulée comme prévu et, le samedi12 juin 2021, le premier vol d'essai du WISA WoodSat a eu lieu. Fixé à un ballon-sonde, il s'est élevé à environ 30 km au-dessus de la surface de la Terre, dans la stratosphère. Le vol a duré 2 heures et 54 minutes. Le ballon a explosé en altitude comme prévu et le WoodSat d'essai a déployé un parachute avant de redescendre vers la Terre. Pendant le vol, les tests portant sur ses capacités de communication, sa réponse aux commandes et sa caméra à perche ont tous été concluants.

Le modèle d'essai ayant été lancé et ayant fonctionné comme prévu pendant le vol, les préparatifs en vue du vol spatial proprement dit, prévu pour le dernier trimestre de 2021, se poursuivront comme prévu. Le modèle de vol du satellite WISA® WoodSat et son modèle de réserve ont été achevés fin juin. Le modèle de réserve a été placé dans un simulateur spatial et soumis à des essais approfondis de vibrations simulant le lancement d'une fusée et sa trajectoire.

Les conceptions innovantes qui mettent le bois à l'honneur contribuent à faire de ce matériau un choix de prédilection. Le projet WISA® WoodSat démontre une fois de plus que le bois est un matériau véritablement polyvalent et que les emballages en bois peuvent aller partout, y compris dans l'espace.

Tout sur le bois : Laboratoire des produits forestiers de l'USFS

Avec un taux de recyclage de 95 %, les palettes et les conteneurs en bois constituent un élément essentiel des initiatives écologiques visant à mettre en place une chaîne d'approvisionnement plus durable. Une grande partie des recherches sur les produits du bois en tant que ressource renouvelable et durable est menée par l'industrie des produits forestiers en collaboration avec des organismes gouvernementaux. Dans l'article de cette semaine, Nature’s Packaging se penchera sur l'un de ces organismes en vous présentant plus en détail le Laboratoire des produits forestiers du Service forestier des États-Unis.

Origine

Le Laboratoire des produits forestiers (FPL) a été créé en 1909 sous la direction dupremier directeur du Service forestier, Gifford Pinchot. Avec McGarvey Cline et Overton Price, il a compris la nécessité de disposer d'un centre dédié à l'étude, à la recherche et à l'analyse des propriétés physiques du bois à des fins commerciales, industrielles et militaires.

On attribue à McGarvey Cline le mérite d'avoir été le moteur de la création du laboratoire, et c'est lui qui a mené l'initiative visant à établir un partenariat avec une université. Cline avait compris que la conclusion d'un accord de collaboration avec une université serait bénéfique tant pour le développement des formations techniques et de la recherche sur le bois que pour la constitution d'un vivier d'expertise durable au service du secteur des produits forestiers. C'est également lui qui a sélectionné les 45 premiers scientifiques et membres du personnel chargés de doter le laboratoire en effectifs.

McGarvey Cline choisit l'université du Wisconsin à Madison pour y installer le premier Laboratoire des produits forestiers et fut nommé premier directeur officiel de cet établissement. La cérémonie officielle d'inauguration eut lieu le4 juin 1910 ; le bâtiment et les laboratoires furent ensuite modernisés en 1932.

Laboratoire des produits forestiers

Vision et mission

Le plan stratégique actuel du Laboratoire des produits forestiers a été élaboré en 2010. Il comprend à la fois la mission et la vision du FPL :

Mission – Identifier et mener des recherches innovantes sur l'utilisation du bois et des fibres qui contribuent à la conservation et à la productivité des ressources forestières, afin de préserver les forêts, l'économie et la qualité de vie.

Vision – Être un leader mondial dans la recherche innovante sur l'utilisation du bois, afin d'améliorer considérablement la qualité de vie et la compétitivité nationale tout en préservant les ressources en bois et en fibres. Pour concrétiser cette vision, nous contribuerons à bâtir un avenir où les populations du monde entier bénéficieront de forêts et de prairies saines, fournissant de manière durable du bois rond, du bois scié massif, des composites, des fibres, des produits chimiques, de l'énergie et d'autres matériaux renouvelables.

Domaines de recherche

Le programme FPL se concentre actuellement sur cinq axes prioritaires :

Composites avancés – représentant plus de 40 % de l'ensemble des matériaux utilisés dans la construction résidentielle, le FPL s'efforce de créer des produits composites à partir de matériaux d'origine biologique. Les composites sont particulièrement utiles car ils peuvent être fabriqués à partir de fibres, de particules et de copeaux provenant d'essences d'arbres de petite taille, et peuvent également intégrer des déchets de bois issus de l'industrie et de la consommation.

Structures avancées – ce domaine est axé sur la mise au point de technologies innovantes à base de bois pour le logement et le bâtiment, telles que les produits en bois d'ingénierie, la gestion de l'humidité, les revêtements et finitions haute performance, les adhésifs, la préservation du bois et les composites. Bon nombre des matériaux utilisés dans la construction moderne de maisons et de bâtiments à ossature bois trouvent leur origine ici.

Bioraffinerie forestière – axée sur le développement de carburants et de produits chimiques d'origine biologique. Cet ensemble de technologies recourt à des procédés chimiques, biochimiques et thermiques pour produire des carburants et des produits chimiques à partir de la biomasse. Par ailleurs, ce domaine s'intéresse également aux moyens d'éliminer de manière efficace et efficiente la biomasse ligneuse susceptible d'étouffer les forêts et de provoquer des incendies de forêt de grande ampleur.

Nanotechnologie – recherche dans le domaine de la nanocellulose à l'aide de techniques structurelles, chimiques et mécaniques. Cette section a également inauguré en 2012 l'usine pilote de nanocellulose, qui est devenue l'un des principaux centres de recherche mondiaux dans ce domaine.

Utilisation de la biomasse ligneuse – axée sur l'exploitation de bois de petit diamètre, excédentaire et sous-utilisé, qui constitue une partie importante de la surproduction forestière. Ce domaine d'action s'est attaché à identifier d'autres moyens d'utiliser ce matériau afin de créer des sous-produits et des activités rentables. On peut citer, à titre d'exemple, les matériaux de construction destinés aux ponts, aux passerelles et aux bâtiments.   

FPL et palettes en bois

La Pallet Foundation, en collaboration avec la National Wooden Pallet & Container Association, a récemment publié une déclaration environnementale de produit (EPD). Ce document important est accessible au public et fournit des données et des informations environnementales transparentes, factuelles et spécifiques au produit, qui ont été vérifiées de manière indépendante dans le cadre du programme EPD d'UL Environment.

L'analyse du cycle de vie, une étude menée par le Forest Products Lab (FPL) visant à évaluer l'impact environnemental de la fabrication et du recyclage des palettes en bois, constitue un élément clé de la déclaration environnementale (EPD). Cette étude a porté sur l'ensemble du cycle de vie de la chaîne d'approvisionnement des palettes en bois, de la fabrication à l'élimination, en utilisant la méthodologie d'analyse du cycle de vie du FPL. Elle a notamment pris en compte : l'approvisionnement en matières premières, la fabrication des produits, le transport, ainsi que la réutilisation, la réparation et l'élimination finale des palettes.

En conclusion, on constate que le recyclage et les pratiques de gestion de fin de vie appropriées des palettes en bois sont neutres en carbone. En raison de la difficulté à suivre les palettes tout au long de la chaîne d'approvisionnement, l'étude s'est principalement appuyée sur une évaluation basée sur une seule réparation de palette. En réalité, les palettes sont généralement réparées à plusieurs reprises au cours de leur cycle de vie. Cela renforcerait l'impact environnemental positif des palettes en bois sur l'ensemble de leur durée de vie :

Les palettes en bois et leurs composants sont faciles à réparer. Cette étude a pris en compte une seule réparation, ce qui constitue une approche prudente et a donc probablement conduit à une surestimation des impacts environnementaux dans le cadre d'une analyse sectorielle, comme l'indique l'étape de réparation et de réutilisation [B2]. Si l'on tenait compte d'un plus grand nombre de réparations, les besoins en bois vierge seraient réduits et la durée de vie du produit prolongée, ce qui aurait probablement un impact environnemental positif considérable, compte tenu de l'importance de l'apport en bois sur le profil des GES.

L'avenir

Depuis 1910, le Laboratoire des produits forestiers (FPL) du Service forestier américain s'efforce de fournir des informations, des données et des connaissances scientifiques pertinentes sur l'utilisation du bois comme ressource principale. À l'avenir, le FPL s'attachera à relever les défis majeurs auxquels notre monde moderne est confronté. Parmi ces défis, on peut citer :

Séquestration du carbone – recherche sur les produits forestiers visant à améliorer la réduction des émissions de gaz à effet de serre

Gestion durable des forêts – développement durable des forêts face à la croissance démographique exponentielle et à la déforestation à l'échelle mondiale

Sources d'énergie alternatives – une demande énergétique en constante augmentation, associée à la nécessité de développer de nouvelles solutions et de créer des sources d'énergie plus efficaces qui toucheront tous les domaines, des transports au logement

Urbanisation – intégrer et améliorer la conservation, l'entretien et la croissance des forêts face à l'expansion urbaine

Mondialisation – éclairer les décisions aux niveaux local, national et mondial en comprenant l'interdépendance de toutes les nations et de tous les peuples à travers le monde, ainsi que le rôle clé que jouent les forêts et les arbres en tant que ressource

Évolution technologique – rester à la pointe de la diffusion de l'information et organiser l'accès à celle-ci en tirant parti des technologies de communication modernes

Facteurs économiques – la situation économique tant aux États-Unis qu’à l’échelle mondiale joue un rôle déterminant dans la manière dont la recherche et les études sont menées, ainsi que dans la manière dont leurs résultats sont mis en œuvre au profit de toutes les parties concernées

Forces politiques et sociales – Toutes les branches du gouvernement américain ainsi que le grand public continueront d'exercer un impact profond et une forte influence sur la FPL, qui reste à la pointe de la recherche et de la science dans les domaines de la durabilité, des ressources renouvelables, de la santé environnementale et des procédés industriels.

Le Laboratoire des produits forestiers continuera à mettre en œuvre sa mission, sa vision et son plan stratégique tout au long duXXIe siècle et à promouvoir une croissance saine et durable des forêts américaines. Le laboratoire poursuivra également le développement de technologies et de connaissances scientifiques de pointe visant à valoriser davantage le bois en tant que ressource renouvelable ainsi que les produits forestiers traditionnels.

Innovation dans le domaine du bois – Bois lamellé-croisé

bois lamellé-croisé

Le W.A. Franke College of Forestry and Conservation de l'Université du Montana fait partie d'un nombre croissant d'établissements qui se tournent vers le bois lamellé-croisé (CLT) pour leurs nouveaux projets de construction. L'UM a récemment sollicité un financement auprès de l'assemblée législative de l'État afin de contribuer à la construction de son nouveau bâtiment en CLT, d'un coût de 45 millions de dollars, qui sera érigé à partir de bois cultivé, récolté et transformé dans cet État.

« C'est tout à fait logique pour un bâtiment dédié à la sylviculture, cela raconte une histoire, et c'est une approche bien plus durable et raisonnable », a déclaré Alan Townsend, doyen du Franke College, au journal The Missoulian. « Et cela peut donner un résultat vraiment sympa. Ce serait un bâtiment emblématique sur le campus. »

Suite à son adoption précoce en Europe en tant que matériau de construction, l'intérêt pour les structures en CLT ne cesse de croître en Amérique du Nord et dans le monde entier. Les bâtiments construits à partir de panneaux en CLT sont plus rapides à ériger, plus économes en énergie et fabriqués à partir de matériaux renouvelables. Voyons cela de plus près.

Qu'est-ce que le bois lamellé-croisé (CLT) ?

Le bois lamellé-croisé (CLT), une sous-catégorie du bois d'ingénierie, est obtenu en collant ensemble plusieurs couches de bois séché au four. Disposées à plat, ces couches sont collées entre elles sur leurs faces larges, avec des fibres orientées en alternance à 90 degrés.

Les panneaux se composent le plus souvent de trois, cinq, sept ou neuf couches alternées. L'épaisseur des couches varie généralement entre 1,6 cm et 5 cm, et la largeur des panneaux entre 6 cm et 24 cm. Ce matériau s'apparente au contreplaqué, mais ses couches sont nettement plus épaisses. Les empilements de couches sont collés, puis pressés à la fois verticalement et horizontalement pour former des panneaux, qui peuvent ensuite être découpés sur mesure et finis en vue de leur installation.

Les largeurs de panneaux sont généralement de 2, 4, 8 ou 10 pieds, tandis que leur longueur peut atteindre 60 pieds. Le CLT se distingue du bois lamellé-collé (glulam), dans lequel toutes les lamelles sont orientées dans la même direction.

Quelle est l'histoire du CLT ?

Le bois lamellé-croisé a fait son apparition au début des années 1990 en Allemagne et en Autriche. Depuis lors, il n'a cessé de gagner en popularité dans la construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels en Europe.

Après des débuts modestes, sa popularité a commencé à croître au début des années 2000 grâce au mouvement en faveur de la construction écologique, ainsi qu’à de nouveaux gains d’efficacité, à l’homologation des produits et à l’amélioration du marketing et de la distribution.

L'utilisation du CLT dans le bâtiment a considérablement augmenté au cours de la dernière décennie. Des centaines de bâtiments et d'autres ouvrages impressionnants construits à travers le monde à l'aide du CLT illustrent les avantages considérables qu'offre ce matériau. Les projets européens démontrent que la construction en CLT peut être compétitive, en particulier pour les immeubles de moyenne et grande hauteur.

Quels sont les avantages du CLT ?

Selon le site www.woodworks.org, les principaux avantages du CLT sont les suivants :

Flexibilité de conception: l'épaisseur des panneaux en CLT peut être facilement augmentée pour permettre des portées plus longues, et ceux-ci peuvent être découpés sur mesure selon les besoins à l'aide d'équipements CNC, dans le respect de tolérances rigoureuses.

Performances thermiques: les performances thermiques du CLT dépendent de l'épaisseur des panneaux. Les panneaux plus épais nécessitent moins d'isolation et, comme ils sont pleins, le risque de circulation d'air à travers le système de panneaux est faible. Par conséquent, il est possible de maintenir la température intérieure en utilisant jusqu'à trois fois moins d'énergie que celle qui serait normalement nécessaire pour le chauffage ou la climatisation.

Rentabilité: même sans tenir compte des avantages supplémentaires liés à la réduction des délais de construction (jusqu’à 25 % de gain de temps et jusqu’à 50 % de main-d’œuvre en moins) et à la baisse des coûts de fondation, le CLT soutient favorablement la comparaison avec certaines alternatives de construction en béton, en maçonnerie et en acier. Selon une étude réalisée en 2010 par FPInnovations, le CLT était 15 % moins cher pour les immeubles résidentiels de moyenne hauteur, 15 à 50 % moins cher pour les bâtiments non résidentiels de moyenne hauteur et 25 % moins cher pour les bâtiments commerciaux de faible hauteur.

Moins de déchets: les panneaux en CLT étant fabriqués sur mesure pour des projets de construction spécifiques, ils ne génèrent que peu ou pas de déchets sur le chantier. De plus, les chutes de fabrication, le cas échéant, peuvent être réutilisées pour d'autres éléments architecturaux, tels que des escaliers, ou transformées en biocarburant.

Avantages environnementaux : outre ses performances thermiques supérieures, qui permettent aux exploitants de bâtiments de réaliser des économies sur leur facture de chauffage, le CLT est également apprécié car sa production a une empreinte environnementale plus faible que celle d'autres matériaux de construction, notamment en raison d'une pollution atmosphérique et aquatique moindre et d'émissions de CO₂ réduites. L'argument environnemental en faveur du CLT est renforcé par le fait qu'il contribue à la séquestration du carbone.

Protection contre l'incendie: l'épaisseur des panneaux CLT leur confère une résistance au feu supérieure, car ils se carbonisent lentement. Une fois carbonisés, les panneaux sont protégés contre toute dégradation supplémentaire.

Comportement sismique: grâce à sa stabilité dimensionnelle et à sa rigidité, le CLT offre d'excellentes performances face aux contraintes sismiques. Des essais approfondis ont démontré que les panneaux en CLT résistent exceptionnellement bien sans se déformer, en particulier dans les constructions à plusieurs étages.

Quelles sont les perspectives pour CLT ?

Bien que le bois massif soit considéré comme un matériau de construction plus durable que l'acier ou le béton, son adoption a été jusqu'à récemment limitée en raison de perceptions négatives concernant sa résistance et son coût, ainsi que des restrictions imposées par les codes de construction qui ont restreint son utilisation dans les types de bâtiments destinés au grand public.

Toutefois, comme le souligneun rapport récent, à mesure que le prix des produits en bois massif continue de baisser et que les autorités locales améliorent leurs procédures d'homologation, ce matériau devrait devenir un choix plus viable au quotidien pour la construction d'immeubles de bureaux commerciaux.

Selon The Economist, le bois massif devrait représenter 1,4 milliard de dollars sur les 14 000 milliards de dollars que pèse le secteur mondial de la construction d’ici 2025, et 0,5 % des nouveaux bâtiments urbains d’ici 2050. Toutefois, grâce à des investissements concertés dans les capacités de production mondiales et dans des projets de construction en bois massif, The Economist estime que la part de ce marché pourrait connaître une croissance exponentielle d’ici 2050, représentant des milliers de milliards de dollars.

Ressources :

Guide canadien sur les CLT, édition 2019

Des avantages indéniables

Guide américain sur les CLT

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