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Avantages de la gestion communautaire des ressources naturelles

Avantages de la gestion communautaire des ressources naturelles

C'est en 1997 que le projet de gestion communautaire des ressources naturelles (CBNRM) a été mis en place au Mozambique, en Afrique, dans le but de donner aux communautés locales les moyens d'exercer un certain contrôle sur la gestion de leur environnement. Cela a littéralement marqué un transfert de pouvoir du gouvernement central vers les autorités locales, qui sont les mieux placées pour préserver la santé des ressources naturelles et assurer leur durabilité à long terme.

Cette première conférence sur la gestion communautaire des ressources naturelles (CBNRM) a réuni des hauts responsables gouvernementaux, des membres de la communauté et des ingénieurs, tous soucieux de préserver les environnements locaux. Les discussions menées lors de cette conférence, ainsi que lors des quatre autres qui ont suivi, ont porté principalement sur la gestion des ressources naturelles telles que les forêts et la faune, sur la création ou le renforcement d’organisations communautaires, ainsi que sur la valorisation de ressources telles que les produits forestiers.

Source de l'image : image fournie par Flickr ; diffusée sous licence CC-BY 2.0

La dernière conférence sur la gestion communautaire des ressources naturelles

Lors de l'édition 2018 de la conférence sur la gestion communautaire des ressources naturelles (CBNRM), il a été reconnu que, bien que la résolution fût mise en œuvre depuis vingt ans, il restait encore beaucoup à faire et que des obstacles importants subsistaient pour atteindre les résultats escomptés. D'une part, des conflits de juridiction persistent entre les communautés, ce qui rend extrêmement difficile la gestion des ressources issues de ces zones contestées. Cependant, comme la plupart de ces communautés dépendent fortement des ressources naturelles telles que le bois et la faune sauvage, il est essentiel de surmonter tous ces obstacles afin qu'elles puissent tirer pleinement parti des avantages de la CBNRM.

Il existe également des conflits liés aux droits fonciers, plusieurs communautés se disputant la propriété et les zones d'intérêt. Il s'agit là d'un point extrêmement important, car les organismes gouvernementaux et les bailleurs de fonds ont du mal à soutenir des groupes communautaires qui se disputent les mêmes propriétés. Cela engendre bien sûr une grande confusion quant aux droits des communautés sur les ressources naturelles et rend très difficile la préservation de ces ressources afin qu'elles puissent être mises au service des économies locales.

Dans le but de contribuer à résoudre certains conflits communautaires et de sortir de l'impasse qui s'est créée autour des droits fonciers, la Banque mondiale est intervenue pour soutenir les acteurs locaux et leurs gouvernements. Dans le cadre du portefeuille de gestion intégrée des paysages et des forêts, plusieurs initiatives ont été lancées afin de régler les questions de droits fonciers, de planifier l'utilisation des terres pour l'avenir, de mener à bien des opérations de reboisement, d'entamer la restauration des terres et de protéger des zones spécifiques, tout en favorisant le développement du tourisme.

L'avenir de la gestion communautaire des ressources naturelles

Il ne fait aucun doute que le Mozambique n’a pas encore exploité tout le potentiel de la GBCR, mais lors de la dernière conférence, les responsables gouvernementaux ont au moins pris conscience du fait que l’on peut améliorer les économies locales en transformant le développement communautaire et en protégeant les ressources naturelles propres à chaque communauté. Si les progrès ont été lents au cours des 20 dernières années, un nouvel élan d'enthousiasme était clairement perceptible lors de la dernière conférence sur la CBNRM, et il semble probable que les participants travailleront désormais en collaboration beaucoup plus étroite pour tirer le meilleur parti de la CBNRM.

Nature’s Packaging s'engage en faveur de pratiques de gestion forestière durable à l'échelle mondiale. Les forêts captent le carbone de l'atmosphère et, lorsqu'elles sont gérées de manière durable, elles continuent à fournir des ressources précieuses aux économies locales et contribuent à la lutte contre le changement climatique.

Ressources

Avantages de la gestion communautaire des ressources naturelles

Avantages de la gestion communautaire des ressources naturelles

C'est en 1997 que le projet de gestion communautaire des ressources naturelles (CBNRM) a été mis en place au Mozambique, en Afrique, dans le but de donner aux communautés locales les moyens d'exercer un certain contrôle sur la gestion de leur environnement. Cela a littéralement marqué un transfert de pouvoir du gouvernement central vers les autorités locales, qui sont les mieux placées pour préserver la santé des ressources naturelles et assurer leur durabilité à long terme.

Cette première conférence sur la gestion communautaire des ressources naturelles (CBNRM) a réuni des hauts responsables gouvernementaux, des membres de la communauté et des ingénieurs, tous soucieux de préserver les environnements locaux. Les discussions menées lors de cette conférence, ainsi que lors des quatre autres qui ont suivi, ont porté principalement sur la gestion des ressources naturelles telles que les forêts et la faune, sur la création ou le renforcement d’organisations communautaires, ainsi que sur la valorisation de ressources telles que les produits forestiers.

Image fournie par Flickr ; diffusée sous licence CC-BY 2.0

La dernière conférence sur la gestion communautaire des ressources naturelles

Lors de l'édition 2018 de la conférence sur la gestion communautaire des ressources naturelles (CBNRM), il a été reconnu que, bien que la résolution fût mise en œuvre depuis vingt ans, il restait encore beaucoup à faire et que des obstacles importants subsistaient pour atteindre les résultats escomptés. D'une part, des conflits de juridiction persistent entre les communautés, ce qui rend extrêmement difficile la gestion des ressources issues de ces zones contestées. Cependant, comme la plupart de ces communautés dépendent fortement des ressources naturelles telles que le bois et la faune sauvage, il est essentiel de surmonter tous ces obstacles afin qu'elles puissent tirer pleinement parti des avantages de la CBNRM.

Il existe également des conflits liés aux droits fonciers, plusieurs communautés se disputant la propriété et les zones d'intérêt. Il s'agit là d'un point extrêmement important, car les organismes gouvernementaux et les bailleurs de fonds ont du mal à soutenir des groupes communautaires qui se disputent les mêmes propriétés. Cela engendre bien sûr une grande confusion quant aux droits des communautés sur les ressources naturelles et rend très difficile la préservation de ces ressources afin qu'elles puissent être mises au service des économies locales.

Résolution des conflits

Dans le but de contribuer à résoudre certains conflits communautaires et de sortir de l'impasse qui s'est créée autour des droits fonciers, la Banque mondiale est intervenue pour soutenir les acteurs locaux et leurs gouvernements. Dans le cadre du portefeuille de gestion intégrée des paysages et des forêts, plusieurs initiatives ont été lancées afin de régler les questions de droits fonciers, de planifier l'utilisation des terres pour l'avenir, de mener à bien des opérations de reboisement, d'entamer la restauration des terres et de protéger des zones spécifiques, tout en favorisant le développement du tourisme.

L'avenir de la gestion communautaire des ressources naturelles

Il ne fait aucun doute que le Mozambique n’a pas encore exploité tout le potentiel de la GBCR, mais lors de la dernière conférence, les responsables gouvernementaux ont au moins pris conscience du fait que l’on peut améliorer les économies locales en transformant le développement communautaire et en protégeant les ressources naturelles propres à chaque communauté. Si les progrès ont été lents au cours des 20 dernières années, un nouvel élan d'enthousiasme était clairement perceptible lors de la dernière conférence sur la CBNRM, et il semble probable que les participants travailleront désormais en collaboration beaucoup plus étroite pour tirer le meilleur parti de la CBNRM.

Nature’s Packaging s'engage en faveur de pratiques de gestion forestière durable à l'échelle mondiale. Les forêts captent le carbone de l'atmosphère et, lorsqu'elles sont gérées de manière durable, elles continuent à fournir des ressources précieuses aux économies locales et contribuent à la lutte contre le changement climatique.

 

Ressources

Comment les arbres transpirent

Comment les arbres transpirent

Si les arbres avaient des glandes sudoripares pour se rafraîchir quand il fait chaud

Lors des vagues de chaleur extrême, il est courant que les gens cherchent un peu de fraîcheur à l'ombre d'un arbre, mais rares sont ceux d'entre nous qui se demandent comment les arbres eux-mêmes survivent à ces conditions extrêmes. Des chercheurs de l’Institut Hawkesbury pour l’environnement de l’Université de Western Sydney ont cultivé des arbres dans des conditions climatiques contrôlées afin de comprendre comment ceux-ci survivent à ces conditions difficiles. Ils ont découvert que les feuilles ont leur propre moyen de survivre à une chaleur anormale en libérant de l’eau pour se rafraîchir. Ce mécanisme est très similaire à la façon dont les humains transpirent pour faire baisser leur température corporelle.

Au cours d'une année, les chercheurs ont découvert que les arbres évacuent en permanence de l'eau par leurs feuilles lorsqu'ils sont soumis au stress causé par une chaleur extrême. C'est essentiellement ainsi que les arbres survivent aux vagues de chaleur. Avant cette découverte, les scientifiques pensaient que la photosynthèse et l'évacuation de l'eau étaient des processus indissociables, ce qui signifie que l'un ne pouvait se produire sans l'autre. Ils ont appris que ce n'était pas le cas.

Bien que ces arbres aient été cultivés en milieu artificiel, ils permettent de prévoir avec précision comment les arbres réagiront en cas de canicule.  Lorsque des arbres en milieu artificiel ont été exposés à l'équivalent d'une vague de chaleur de quatre jours, aux températures maximales, ils ont cessé de séquestrer le carbone. À plus grande échelle, cela signifie que les forêts, qu'elles soient urbaines ou rurales, cesseront de séquestrer le carbone si elles sont exposées à une chaleur extrême. À long terme, si les températures mondiales continuent d'augmenter, cela pourrait avoir des conséquences plus importantes sur la capacité des forêts à agir comme puits de carbone.

Comment les arbres se rafraîchissent

Dans des conditions normales, les arbres se rafraîchissent grâce à un processus appelé évapotranspiration. L'évapotranspiration est le processus par lequel l'eau s'évapore des feuilles lorsque les rayons du soleil frappent la canopée des arbres. Dans certains cas, la canopée des arbres peut détourner jusqu'à 60 % du rayonnement incident grâce à ce processus. Cependant, cela ne peut se produire que lorsque les arbres sont en bonne santé. Si un arbre est stressé par la sécheresse ou une infestation de coléoptères, le processus d'évapotranspiration peut être ralenti, voire disparaître complètement.

En Amérique du Nord, on plante plus d’arbres qu’on n’en abat, grâce à des normes rigoureuses en matière de gestion durable des forêts. Lorsque les forêts sont saines et gérées de manière durable, elles captent le carbone de l’atmosphère, contribuant ainsi à faire baisser les températures mondiales. Nature’s Packaging encourage l’utilisation de bois d’œuvre issu de sources durables dans la fabrication d’emballages en bois à travers l’Amérique du Nord.

Références :

Comment poussent les arbres ?

Comment poussent les arbres ?

Le bois est solide et souple ; il est utilisé depuis des siècles dans de nombreuses applications de construction, car il est sûr et constitue une ressource renouvelable. De nombreux facteurs externes peuvent affecter les arbres et, par conséquent, la qualité du bois qu’ils produisent. Ces facteurs externes peuvent avoir des répercussions importantes sur les propriétés mécaniques du bois et entraîner de nombreux changements significatifs, tels que des variations de densité, de vitesse de croissance, de taille des arbres, etc.  Les cernes de croissance annuels sont les anneaux que l'on trouve à l'intérieur de l'arbre ; ces cernes fournissent souvent aux écologistes les indices les plus précieux sur le parcours qu'un arbre a suivi au cours de sa vie.

Comment poussent les arbres ?

Les arbres poussent dans deux directions. Tout d'abord, ils poussent vers le haut afin d'absorber davantage de lumière solaire. Ensuite, ils poussent en largeur pour gagner en diamètre à mesure qu'ils grandissent. La croissance vers le haut et celle en largeur se produisent à des moments différents selon l'espèce d'arbre et la saison.

L'écorce protège l'arbre des variations de température, des insectes et des maladies ; elle constitue sa première ligne de défense contre son environnement. Lorsqu'un arbre est en bonne santé, son écorce reste intacte, ce qui lui permet de se défendre contre les attaques d'insectes, comme l'épidémie dévastatrice du scolyte du pin de montagne.

Les cernes qui apparaissent sur la coupe transversale d'un arbre sont les lignes qui en disent le plus long sur sa croissance. Chaque cerne correspond à une année de croissance. Ils se forment parce que les arbres poussent plus vite à certaines saisons et restent en dormance à d'autres, comme en hiver. La largeur de ces cernes varie en fonction des conditions environnementales auxquelles l'arbre a été soumis. Lors de fortes précipitations et de bonnes conditions environnementales, les cernes annuels sont beaucoup plus larges que pendant les périodes de sécheresse, où ils sont beaucoup plus fins.

Dans certains cas, les arbres peuvent mettre jusqu’à cinquante ans à atteindre leur maturité avant de pouvoir être abattus à des fins commerciales. Au fur et à mesure de sa croissance, un arbre capte le carbone de l’atmosphère, et ce carbone est stocké dans le bois tout au long de son cycle de vie. Le carbone forme de longues chaînes qui constituent la structure de la cellulose, principal composant du bois d’œuvre qui en fait un matériau solide et durable. Bon nombre des produits et des ressources que nous utilisons quotidiennement arrivent dans nos magasins d'alimentation locaux sur des palettes en bois. Les palettes en bois constituent un moyen sûr, durable et respectueux de l'environnement pour transporter les marchandises et les matériaux nécessaires à travers le monde.

Références

Un aperçu du cycle de croissance des arbres

Un aperçu du cycle de croissance des arbres

Les arbres des forêts s'apparentent à l'énergie éolienne et solaire en ce sens qu'ils constituent une ressource renouvelable. Alors que l'énergie éolienne et solaire peut être régénérée de manière relativement continue, les arbres ont besoin de plus de temps pour transformer l'énergie solaire en bois afin qu'il puisse être utilisé. Dans cet article, nous allons examiner brièvement le cycle de croissance d'un arbre.

Les semis d'arbres attendent souvent que les conditions environnementales idéales soient réunies avant de germer. Certaines espèces de graines d'arbres peuvent rester intactes pendant de nombreuses années, en attendant l'environnement parfait, tandis que d'autres ne germent que dans des conditions extrêmes, comme lors d'un incendie de forêt. Ce n'est que lorsqu'elles sont exposées aux conditions adéquates que les graines germent.

Un plant fera son apparition au-dessus du sol et ses deux premières feuilles commenceront à absorber la lumière du soleil afin de fournir l'énergie nécessaire à la poursuite de sa croissance. Les plants commenceront ensuite à développer des caractéristiques ligneuses et continueront à grandir en cherchant le soleil. Les jeunes arbres mesurent généralement entre 2,5 et 10 cm de diamètre et environ 1,4 mètre de hauteur. De nombreuses pépinières vendent des jeunes arbres à ce stade du cycle de croissance, car ils peuvent alors être transplantés avec un taux de survie élevé.

C'est au cours des premières phases de croissance d'un arbre qu'il absorbe le plus de carbone. Au cours du processus de photosynthèse, les jeunes arbres transforment le dioxyde de carbone en oxygène respirable et utilisent le carbone pour leur croissance. Lorsque des centaines de milliers d'arbres d'une même forêt mènent ce processus de front, ils contribuent à lutter contre le réchauffement climatique en réduisant la quantité de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.

Environ la moitié du poids net d’une pièce de bois d’œuvre correspond à du carbone qui a été capté dans l’atmosphère, et ce bois continuera à stocker ce carbone jusqu’à ce qu’il se décompose naturellement ou qu’il soit brûlé pour produire de l’énergie. Aucune partie d’un arbre n’est gaspillée ! L’écorce et les branches sont utilisées pour fabriquer des produits tels que du paillis de jardin et de la litière pour animaux, tandis que le bois d’œuvre de qualité inférieure issu d’un arbre sert à fabriquer des palettes en bois. Selon l'article de recherche intitulé « La réutilisation et le recyclage des palettes permettent d'éviter que des matériaux de grande valeur ne finissent dans les décharges », environ 4 milliards de palettes en bois sont en circulation rien qu'aux États-Unis. Les palettes en bois sont utilisées depuis des décennies et se sont imposées comme le moyen le plus sûr et le plus fiable de transporter des marchandises et des services, tout en stockant le carbone capté dans l'atmosphère.

Références

Comment les sylviculteurs réduisent leur empreinte carbone

Comment les sylviculteurs réduisent leur empreinte carbone

Les forêts absorbent le dioxyde de carbone présent dans l'air, stockent le carbone dans le bois et rejettent de l'oxygène pur dans l'atmosphère. Cependant, à mesure que ce processus se poursuit, les gaz présents dans l'atmosphère absorbent la chaleur de la planète et la réémettent dans toutes les directions. Lorsque cette chaleur ne peut s'échapper de l'atmosphère terrestre, la température de la planète augmente.

Photo publiée sur Flickr, sous licence CC-BY 2.0.

Photo publiée sur Flickr, sous licence CC-BY 2.0.

Les scientifiques estiment que la nature n'est capable d'éliminer qu'environ la moitié de tout le dioxyde de carbone rejeté dans l'atmosphère. La bonne nouvelle, c'est que les forêts, en particulier celles d'Amérique du Nord, absorbent en permanence le dioxyde de carbone de l'atmosphère et le stockent dans le bois. Comme ces forêts poussent plus vite qu'elles ne sont exploitées, le Service forestier américain estime que les forêts américaines servent actuellement de « puits » de carbone, compensant environ 13 % des émissions américaines issues de la combustion de combustibles fossiles.

Pratiques de récolte au Canada

Les produits du bois issus de la forêt continuent de stocker du carbone tout au long de leur cycle de vie. Selon le document thématique n° 4 du Forum canadien sur le climat, publié à l'automne 2015, les pratiques d'exploitation forestière au Canada génèrent des émissions de gaz à effet de serre minimes. Des améliorations sont constamment apportées aux pratiques de transformation du bois de l'industrie afin de réduire son empreinte carbone.

La consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre liées à la fabrication des produits forestiers sont inférieures à celles des matériaux que le bois remplace souvent, tels que les métaux, le béton et le plastique. L'industrie canadienne des produits forestiers a joué un rôle de premier plan dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de ses processus de fabrication. Depuis 1990, l'industrie des pâtes et papiers au Canada a réduit ses émissions d'environ 65 %. Ce résultat a été obtenu en remplaçant les combustibles fossiles utilisés dans les processus de fabrication par une énergie à faibles émissions nettes de carbone, produite par la combustion de résidus de bois qui, auparavant, étaient éliminés par incinération sans récupération d'énergie.

Pratiques de récolte aux États-Unis

Les États-Unis comptent environ 751 millions d'acres de superficie forestière, soit environ un tiers de la superficie totale du pays. Selon le Rapport national sur les forêts durables de 2010, 44 % des forêts américaines appartiennent aux collectivités locales, aux États ou au gouvernement fédéral, le reste étant détenu par des propriétaires fonciers privés. Sierra Pacific Industries, une entreprise de produits forestiers, est l’un des plus grands propriétaires fonciers privés du pays et illustre bien l’approche des propriétaires fonciers en matière de durabilité. Concernant la gestion de leurs terres, Mark Pawlicki, directeur des affaires générales et du développement durable chez Sierra Pacific Industries, déclare :

« Sierra Pacific gère ses terres forestières de manière durable. En Californie, nous exerçons nos activités dans le respect de la loi stricte sur les pratiques forestières (Forest Practices Act) et des règles en la matière (Forest Practice Rules) de l’État, qui imposent aux grands propriétaires forestiers de ne pas prélever plus de bois qu’il n’en repousse. En Californie comme dans l’État de Washington, les coupes de bois ne sont effectuées qu’après examen et autorisation par les agences de régulation de l’État. De plus, l’ensemble des 1,9 million d’acres de forêts de SPI sont certifiés par l’organisme indépendant Sustainable Forestry Initiative, ce qui garantit que nous gérons nos terres de manière durable en ce qui concerne les produits du bois, l’habitat faunique, la qualité de l’eau et d’autres aspects environnementaux. »

Certification forestière

La certification forestière volontaire par un organisme tiers a vu le jour dans les années 1990 en réponse aux préoccupations du marché concernant la gestion forestière et l'exploitation forestière illégale, principalement dans les pays en développement. Parmi les autres programmes de certification forestière largement utilisés en Amérique du Nord, on peut citer le Forest Stewardship Council (FSC) et le Programme de reconnaissance des certifications forestières (PFC). Ces programmes visent tous à garantir aux consommateurs que les produits du bois qu'ils achètent ont été fabriqués de manière durable. Ils ont également l'assurance que ces forêts contribuent à compenser les émissions de carbone issues des combustibles fossiles.

Ressources

 

Voici le deuxième volet d'une série en cinq parties consacrée aux forêts et au changement climatique.

Précédent : Le cycle du carbone

À venir :

  • Comment sont nés les programmes de certification forestière à but non lucratif
  • REDD+ et UN-REDD
  • L'avenir de la sylviculture

Les succès du Protocole de Montréal

Le Protocole de Montréal

Ce mois-ci marque le 26e anniversaire du Protocole de Montréal, l’un des traités internationaux les plus fructueux qui a, entre autres, permis de réduire la quantité de dioxyde de carbone rejetée dans l’atmosphère. Les forêts jouent également un rôle essentiel dans la réduction globale des émissions grâce à leur capacité à servir de puits de carbone et à capter en toute sécurité le dioxyde de carbone (CO2) présent dans l’atmosphère. Les arbres aident la planète en absorbant le dioxyde de carbone. Ils rejettent l'oxygène dans l'environnement et utilisent le carbone en interne pour produire des sucres nécessaires à leur croissance. Les arbres continuent de stocker le carbone, le maintenant hors de l'atmosphère pendant toute la durée de leur utilisation, et ces avantages sont prolongés lorsque ces produits du bois sont recyclés à maintes reprises. Pour plus de ressources sur la durabilité des forêts nord-américaines, consultez la section de référence au bas de cette page.

Histoire

La couche d'ozone agit comme un bouclier qui protège la Terre ainsi que toutes les plantes et tous les animaux qui y vivent contre les rayons ultraviolets. Dans les années 1970, les scientifiques ont découvert que les chlorofluorocarbones, ou CFC, s'accumulaient dans la haute atmosphère, appauvrissant ainsi la couche d'ozone.

Crédit photo : Photographie de la NASA, diffusée sous licence CC-BY 2.0

Crédit photo : Photographie de la NASA, diffusée sous licence CC-BY 2.0

Les scientifiques à l'origine de cette découverte, Mario Molina et F. Sherwood Rowland, ont ensuite reçu le prix Nobel de chimie pour leurs travaux sur la formation et l'appauvrissement de la couche d'ozone. Cependant, dans les années 1970, les CFC étaient couramment présents dans des produits ménagers tels que les laques pour cheveux et les déodorants. Des années plus tard, en 1985, les scientifiques ont découvert que le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique rétrécissait à un rythme plus rapide que ce qu'ils avaient initialement calculé, et il a été prouvé que l'utilisation généralisée des CFC en était la cause. La communauté internationale a réagi en adoptant le Protocole de Montréal afin d'éliminer la production et la vente de substances nuisibles à la couche d'ozone.

Selon le Programme des Nations Unies pour l'environnement, voici quelques-unes des réussites du Protocole de Montréal

  • La couche d'ozone se reconstitue. Elle devrait retrouver son niveau d'avant 1980 d'ici le milieu du siècle
  • Cela a permis à la communauté internationale d'éviter des millions de cas de cancer de la peau, mortels ou non, ainsi que de cataractes
  • Depuis 2010, la consommation et la production de substances appauvrissant la couche d'ozone ont cessé
  • Ce fut le premier traité à être ratifié par tous les pays

Accord de Paris de 2015

Étant donné que les CFC et les autres substances appauvrissant la couche d'ozone sont également des gaz à effet de serre, la réduction des uns a contribué à réduire les autres. Il reste toutefois du chemin à parcourir. Les scientifiques estiment que la taille du trou dans la couche d'ozone arctique ne reviendra pas à ses niveaux d'avant 1970 avant le milieu du XXIe siècle ; ainsi, l'impact total du Protocole de Montréal pourrait ne pas se concrétiser avant au moins quarante ans. De plus, la planète continue de se réchauffer. Lors de la Conférence de Paris sur le climat en décembre 2015, 195 pays ont adopté un plan d’action mondial visant à limiter le réchauffement climatique à moins de 2 °C. Cette avancée historique est le fruit de neuf années de collaboration entre les diplomates des Nations Unies pour enrayer le réchauffement climatique, ce qui exige une action de la part de tous les pays. Dans une interview, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déclaré : « Pour la première fois, nous disposons d'un accord véritablement universel sur le changement climatique, l'un des problèmes les plus cruciaux de la planète. »

Ressources

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